En quarante-huit heures, SpaceX a validé l’étage supérieur puis le booster de Starship V3. Ce doublé technique rapproche le 12e vol d’essai, désormais visé pour mai 2026. Pour vous, l’essentiel tient en trois points : des moteurs validés, un pas de tir inédit et un calendrier encore fragile.

Le 14 puis le 16 avril, deux mises à feu réussies ont levé le verrou moteur avant le prochain vol de Starship
Le 14 avril 2026, SpaceX a réalisé une mise à feu statique complète de l’étage supérieur Starship V3. Deux jours plus tard, l’entreprise a enchaîné avec le booster Super Heavy, cette fois en allumant ses 33 moteurs. Pour vous, ce rythme signale une campagne d’essais qui accélère.
Ces essais restent au sol. Pourtant, ils comptent énormément. Une mise à feu statique vérifie la poussée, les fluides et la séquence d’allumage sans décollage. Si un moteur, une conduite ou un équipement au sol résiste mal, l’anomalie apparaît avant le vol.
Après un arrêt prématuré en mars, le test complet des 33 Raptor 3 montre que la version V3 change vraiment d’échelle
Ce succès compte davantage car le premier essai du booster V3, en mars, s’était arrêté trop tôt. SpaceX avait alors évoqué un problème au sol, pas une défaillance du lanceur. Ensuite, l’équipe a repris les vérifications, réinstallé les moteurs manquants et relancé la campagne.
Le jalon du 16 avril marque surtout la première activation des 33 moteurs d’un Super Heavy V3. C’est énorme. Raptor 3 doit offrir plus de puissance et simplifier l’architecture. De plus, cette version augmente la capacité annoncée de Starship par rapport à la génération précédente.
Pour vous, le message est simple : SpaceX ne teste plus un prototype isolé. La société valide un ensemble nouveau, du moteur au premier étage. Enfin, ce basculement compte aussi pour la suite du programme lunaire de la NASA, qui dépend encore d’un Starship crédible.
Mai 2026 reste la cible de SpaceX, mais ce calendrier a déjà glissé et chaque essai réussi compte davantage
Le prochain envol vise désormais mai 2026, après un report confirmé début avril. Elon Musk parlait encore d’avril auparavant. Toutefois, la campagne actuelle soutient enfin cette nouvelle fenêtre, car les deux éléments majeurs du lanceur ont franchi des essais décisifs en moins de 48 heures.
Cela ne garantit rien. Un tir d’essai réussi ne vaut pas autorisation de décollage automatique. Vol d’essai signifie encore inspections, intégration finale et validation du pas de tir. Ainsi, chez SpaceX, quelques jours suffisent parfois pour avancer vite, mais aussi pour reprogrammer une date.
Pad 2, déluge d’eau, étage V3 : le vol 12 réunira plusieurs nouveautés, et c’est ce qui le rend décisif
Le vol 12 doit réunir plusieurs premières. Il inaugurera une première mission V3, le Pad 2 et des systèmes de sol revus. Vous tenez là l’enjeu central. SpaceX ne veut pas seulement lancer, mais prouver que toute son infrastructure monte d’un cran.
Le nouveau système de déluge compte presque autant que la fusée. Il doit protéger le pas de tir de la chaleur et des chocs acoustiques. Ensuite, un pas plus robuste accélère la cadence d’essai. Pour vous, c’est la différence entre un exploit ponctuel et une routine industrielle.
C’est pourquoi ce prochain tir attire autant l’attention. S’il décolle en mai, il testera un véhicule plus haut, plus puissant et lancé autrement. Pad 2 devient alors bien plus qu’un décor. Il devient la pièce qui doit rendre Starship plus régulier, donc plus crédible.