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Découverte de micro-tunnels fossilisés : un micro-organisme inédit qui mange la roche et influence le cycle du carbone

Des géologues ont identifié des micro-tunnels fossilisés dans des déserts. Ces structures pourraient révéler l’existence d’un micro-organisme inédit. Cet être serait capable de se nourrir de roche, influençant potentiellement le cycle du carbone mondial. Cette découverte soulève ainsi des questions fondamentales.

Roche naturelle striée de beige et marron rougeâtre, avec inclusions de minéraux noirs et cristal de quartz. Spécimen géologique.
Un échantillon de roche aux teintes marron-rougeâtre et beige, présentant des bandes stratifiées et des inclusions minérales noires. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Des micro-galeries énigmatiques découvertes dans les roches désertiques défient les explications géologiques classiques

Dans les déserts de Namibie, d’Oman et d’Arabie Saoudite, des géologues ont découvert d’étranges micro-tunnels fossilisés dans la roche. Ces structures, invisibles à l’œil nu, se présentent comme des micro-galeries régulières. Elles sont profondes et s’organisent en bandes parallèles.

En outre, ces formations défient toute explication géologique connue. Ni l’érosion, ni l’activité tectonique ne peuvent justifier leur présence. C’est pourquoi des chercheurs de l’université Johannes Gutenberg de Mayence tentent d’élucider cette énigme.

Leur étude, publiée dans le Geomicrobiology Journal, suggère l’existence d’un micro-organisme inédit capable de forer la roche. Il se nourrirait ainsi de minéraux. Ce processus, resté inaperçu, pourrait influencer potentiellement le cycle du carbone.

Signatures biologiques uniques identifiées au cœur des micro-tunnels rocheux anciens

L’analyse détaillée des micro-tunnels a révélé des éléments troublants. Chaque cavité contient un dépôt très fin de carbonate de calcium. Ce dépôt est chimiquement distinct de la roche environnante. Cela suggère un processus sélectif à l’origine.

Les analyses isotopiques corroborent cette piste. Le rapport des isotopes du carbone et de l’oxygène diffère nettement de la roche mère. Cette divergence trahit une transformation biochimique. La spectroscopie Raman a identifié la présence de carbone organique fossile.

De plus, un enrichissement en phosphore et en soufre est notable le long des parois. Ces éléments sont essentiels aux membranes cellulaires. Leur présence localisée évoque l’activité d’organismes vivants. Les chercheurs avancent l’hypothèse d’un micro-organisme endolithique inconnu.

Une organisation coloniale sophistiquée et une « intelligence chimique » des micro-organismes perforants

L’agencement strict des micro-tunnels indique une stratégie de colonisation bien plus élaborée. Leur parallélisme rigoureux et l’absence de chevauchements le prouvent. Ceci suggère une auto-organisation sophistiquée. Les chercheurs qualifient ce comportement d’intelligence chimique.

En outre, les cellules impliquées fonctionnaient comme une entité collective. Chaque tunnel résulte d’une croissance dirigée. Celle-ci est influencée par des gradients chimiques. Les micro-organismes détectaient les zones exploitées via des signaux moléculaires. Cette progression par phases, peut-être dictée par des variations, optimisait l’occupation de l’espace minéral.

Un impact potentiel non négligeable de ces micro-organismes sur le cycle mondial du carbone

Les roches carbonatées représentent d’immenses réservoirs de carbone sur Terre. Leur stabilité influence l’équilibre du cycle du carbone. Cependant, l’activité de micro-organismes capables de dissoudre ces roches remet en question cette stabilité. En effet, ils pourraient libérer du dioxyde de carbone (CO₂).

Par conséquent, même une activité microscopique pourrait avoir un impact significatif sur les flux de carbone. Ce processus s’ajoute à l’altération chimique naturelle. Les vastes surfaces désertiques concernées suggèrent des volumes de roche importants. Cette activité biologique mérite d’être intégrée aux modèles actuels du cycle global du carbone.

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