— Kateryna Kon / Shutterstock.com

Âgée de 14 ans, Anika Chebrolu a remporté le 3M Young Scientist Lab, prestigieux concours scientifique destiné aux adolescents américains, pour ses travaux susceptibles d’aboutir à la mise au point d’un traitement contre le SARS-CoV-2.

Des travaux prometteurs

Scolarisée dans la ville de Frisco, au Texas, l’adolescente américaine s’est appuyée sur une simulation informatique dont la base de données intégrait quelque 682 millions de molécules et en a identifié une capable de s’attacher à la protéine de pointe du coronavirus (permettant à ce dernier de pénétrer à l’intérieur des cellules humaines), et d’en interrompre le fonctionnement. Des travaux lui ayant permis de s’adjuger la première place du concours 3M Young Scientist Lab, et de recevoir un chèque de 25 000 dollars, soit environ 21 332 euros.

Chebrolu a expliqué avoir choisi de participer à cet évènement annuel après avoir souffert d’une grave infection grippale courant 2019, dans l’optique de trouver un remède efficace contre le virus. Mais face à la pandémie de Covid-19, ses recherches se sont rapidement réorientées vers le SARS-CoV-2. En tant que finaliste du concours, l’adolescente américaine a reçu l’aide du chercheur Mahfuza Ali, qui l’a aidée à perfectionner son projet en s’appuyant sur la méthodologie scientifique.

« Ces derniers jours, beaucoup de médias se sont intéressés à mon projet comme il concerne le SARS-CoV-2 et reflète nos espoirs collectifs de mettre fin à cette pandémie. Comme tout le monde, je souhaite que l’on puisse retourner à nos vies normales très rapidement », a notamment expliqué la jeune Américaine à CNN.

Mettre au point un traitement efficace

« Son travail était exhaustif et a impliqué l’analyse de nombreuses bases de données. Elle a également développé une véritable compréhension du processus d’innovation et se révèle être une communicante hors pair », a souligné Cindy Moss, l’un des membres du jury. « Sa détermination à se servir de son temps et de son talent pour faire du monde un endroit meilleur nous donne à tous de l’espoir. »

L’adolescente entend désormais travailler aux côtés de scientifiques et de chercheurs se battant pour « contrôler la morbidité et la mortalité » de la pandémie afin de poursuivre le développement de sa molécule, ce qui débouchera, elle l’espère, sur des tests in vitro et in vivo et la mise au point d’un traitement efficace contre le virus.

« Les recherches que j’ai menées cet été pour trouver un composé capable de se lier à la protéine de pointe du SARS-CoV-2 peuvent sembler être une goutte d’eau dans l’océan, mais elles s’ajoutent quand même à l’effort collectif », a conclu la jeune lauréate.

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