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La toute première cigarette électronique a vu le jour il y a plus de dix ans. Cependant, elle divise toujours la communauté scientifique. Les autorités sanitaires françaises indiquent notamment que ce n’est pas la solution pour arrêter de fumer. Elles sont ainsi en contradiction avec le Royaume-Uni, qui soutient pleinement cette pratique.

Des incertitudes sur les effets de la cigarette électronique

Bien que les scientifiques soient en désaccord sur certains points, la plupart d’entre eux reconnaissent que la cigarette électronique est moins dangereuse que la cigarette classique. La cigarette électronique ne contient effectivement pas de goudron ou autre monoxyde de carbone, qui entraînent des maladies cardio-vasculaires et des cancers des poumons.

En revanche, elle contient toujours de la nicotine, qui rend la cigarette aussi addictive. En outre, la vapeur contient des particules fines. Et, pour l’instant, l’on ignore encore les effets à long terme de ces particules qui sont déposées dans les poumons.

Ces incertitudes sont à l’origine de plusieurs débats depuis des années. En 2019, l’Académie française de médecine s’était par exemple opposée à la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui jugeait que les cigarettes électroniques étaient incontestablement nocives pour la santé.

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Un outil à ne pas recommander aux non-fumeurs

Aujourd’hui, le Haut Conseil de santé publique (HCSP), l’un des organismes guidant les politiques de santé en France, indique que les vapoteuses « ne peuvent pas à ce jour être présentées comme des outils de réduction des risques liés au tabac ».

Les autorités soulignent que les cigarettes électroniques peuvent aider certains fumeurs à arrêter le tabagisme. Cependant, elles refusent d’en faire des outils pour les médecins, car il ne s’agit vraisemblablement pas d’un produit innocent de consommation courante. Par ailleurs, elles sont déconseillées aux non-fumeurs.

Tout le monde ne partage pas le même avis. « Cet avis tombe un peu de nulle part et est à contresens total des données et pratiques », a déclaré l’addictologue Julien Azuar. Ce dernier soutient le Royaume-Uni, qui est sur le point de devenir le premier pays à prescrire médicalement des cigarettes électroniques.

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