― mariait / Shutterstock.com

Le massacre a commencé dès le 12 février en Moselle, plus précisément dans le lycée agricole de Château-Salins. Au matin, l’un des chevaux de l’établissement avait été retrouvé mort et mutilé, avec une oreille en moins. Depuis, les attaques se sont multipliées, mais il est difficile de connaître le nombre exact de ces actes barbares, répartis dans une dizaine de départements français. Le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie, a expliqué à l’AFP : « Il y a une vingtaine de cas d’oreilles coupées, mais il y a aussi d’autres faits, des mutilations d’organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants. »

Les attaques se sont multipliées en août

Au total, Ouest-France a recensé des dizaines de cas à travers tout le pays : une cinquantaine depuis le 12 février, avec plus de trente attaques rien que pendant le mois d’août. Anne Josso, responsable de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), a déclaré : « Les agressions d’animaux ne sont pas nouvelles, mais elles étaient plutôt isolées jusqu’à présent. On a, de notre côté, le souvenir d’un cas en 2014. Mais on note bien une recrudescence cette année, depuis février-mars, en France. »

Des témoins ont pu établir un portrait-robot

Outre l’importance et la complexité de l’affaire, certains détails sont troublants. Selon les propriétaires des victimes, les agresseurs savent parfaitement s’y prendre avec les bêtes : ils arrivent à les isoler du groupe sans créer de mouvement de panique ni faire de bruit, à les immobiliser et à pratiquer ensuite des mutilations d’une précision incroyable, proches de la chirurgie. Sur Europe 1, l’une des propriétaires dans les Côtes-d’Armor est arrivée à temps et a pu fournir un témoignage oculaire : « C’était deux hommes. Je n’ai pas vu de visage, ils n’avaient pas d’accent. Ça s’est passé tellement vite. » Un second témoin dans l’Yonne a été alerté par des cris et a pu approcher les deux individus, dont l’un lui a entaillé l’avant-bras. Suite à cette agression, il a pu établir un portrait-robot des deux hommes.

― Phyllis Peterson / Shutterstock.com

Les propriétaires s’organisent pour protéger les chevaux


Face à l’ampleur et à la fréquence du phénomène, la psychose se propage chez les propriétaires d’équidés. De leur côté, les enquêteurs envisagent toutes les pistes, même celles liées aux cultes et aux rites sataniques. Le Parisien a dévoilé fin août que ce type de mutilations avait déjà été tristement enregistré aux États-Unis et au Royaume-Uni entre les années 70 et 80 sans que l’affaire ne soit davantage résolue. Démunis et impuissants, les propriétaires des chevaux s’organisent comme ils le peuvent pour protéger leurs animaux et compliquer la vie aux agresseurs, ne serait-ce qu’avec l’installation de caméras de chasse ou de rondes de surveillance.

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BONNOT

L’homme… le plus malfaisant des êtres vivants…