En cette fin de mois de juin 2019, la canicule a vraiment battu tous les records, puisque des températures allant jusqu’à 46 degrés ont pu être enregistrées. Selon l’agence nationale de météorologie française, le nombre d’épisodes de canicule en France a doublé au cours des 34 dernières années et devrait encore doubler d’ici 2050.

Le Service européen Copernic pour le réchauffement climatique (C3S), une agence satellite surveillant le climat de l’Europe pour les besoins de l’Union européenne, a annoncé que la température moyenne du mois de juin était la plus haute jamais enregistrée. En France, en Allemagne et dans le nord de l’Espagne, les températures durant la canicule étaient supérieures à la normale de 10 degrés Celsius. Ces records ont particulièrement retenu l’attention des scientifiques, puisqu’il ne fait d’habitude pas aussi chaud à cette période.

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’organisation World Weather Attribution a conclu que les changements climatiques rendaient la vague de chaleur de la semaine dernière au moins cinq fois plus probable dans le futur. « Chaque vague de chaleur qui se produit en Europe aujourd’hui est rendue plus probable et plus intense par le réchauffement climatique de la faute de l’Homme« , ont écrit les scientifiques. Ils ont aussi noté une intensification de ces canicules. Ainsi, « en juin, il semble que les canicules se soient réchauffées de 4°C par rapport à il y a 60 ou 100 ans », a déclaré Geert Jan van Oldenborgh, du Royal Netherlands Meteorological Institute.

En France, de nombreuses mesures ont été prises afin d’aider les personnes les plus vulnérables à la canicule. À Paris, des organisations caritatives patrouillaient dans les rues pour fournir de l’eau aux sans-abri, tandis que les autorités locales mettaient en place des lieux publics climatisés où les gens pouvaient se mettre à l’abri de la chaleur.

Le ministre français de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, avait également décidé qu’il faisait trop chaud pour étudier et avait ordonné que les examens nationaux du brevet soient reportés de jeudi et vendredi dernier à cette semaine.

En juillet 2018, l’Europe avait déjà connu une vague de chaleur similaire, avec des températures allant jusqu’à à 32,2 degrés Celsius jusqu’au nord du cercle polaire arctique. Le précédent record national de température de la France avait toutefois été battu il y a 16 ans,  en août 2003, lorsque 15 000 personnes à travers le pays étaient décédées des suites d’une vague de chaleur estivale. 

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