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Il y a 7 millions d’années, cet hominidé aurait fait quelque chose de terriblement humain

« Toumaï » est loin d'avoir livré tous ses secrets

Sahelanthropus tchadensis — © greyloch / Flickr

De nouvelles analyses des restes fossilisés d’un célèbre hominidé, qui vivait en Afrique centrale il y a 7 millions d’années, renforcent l’idée qu’il marchait sur deux jambes.

Ancêtre controversé

Découvert en 2001 dans le désert du Djourab (Tchad), Sahelanthropus tchadensis, ou Toumaï, a rapidement été présenté comme l’un des plus lointains ancêtres de l’Homme et le premier hominidé bipède. Mais aujourd’hui encore, ces possibilités restent débattues.

Certains scientifiques estiment en effet qu’il s’agissait plus probablement d’un cousin éloigné, se déplaçant sur la terre ferme en utilisant ses quatre membres, à la manière des gorilles modernes.

Récemment, une équipe de l’université de New York a procédé à un examen approfondi des os des bras et des jambes de S. tchadensis. Ayant impliqué leur comparaison avec ceux d’espèces apparentées, vivantes ou éteintes, celui-ci a conduit à la mise en évidence de trois caractéristiques clés indiquant une bipédie.

Si de précédentes recherches avaient également identifié les deux premières (une courbure caractéristique au niveau du fémur et des ancrages indiquant de puissants muscles fessiers, assurant la stabilité des hanches), la troisième s’avère inédite : un « tubercule fémoral » (qui constitue le point d’attache du ligament le plus long et robuste du corps humain), essentiel à la station et la marche debout.

Comparaison des crânes, cubitus et fémurs d’un chimpanzé (gauche) de Sahelanthropus tchadensis (centre) et d’un australopithèque (droite) — © Scott Williams / NYU and Jason Heaton / University of Alabama Birmingham

Une « preuve directe » de bipédie

Sa découverte chez Toumaï constitue selon l’équipe « la preuve directe que S. tchadensis pouvait marcher sur deux jambes, démontrant que la bipédie est apparue très tôt au sein de notre lignée ».

Toutefois, cela ne signifie pas qu’il s’agissait de l’unique type de locomotion utilisé par Sahelanthropus tchadensis.

« Ce primate possédant un volume cérébral comparable à celui d’un chimpanzé moderne passait probablement une bonne partie de son temps dans les arbres, à la recherche de nourriture ou pour se protéger de prédateurs », écrivent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Science Advances.

Il y a quelques mois, l’étude d’un os vieux de 4,4 millions d’années avait révélé un profil bien différent pour un lointain hominidé.

Par Yann Contegat, le

Source: Science Alert

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