
La société Joby Aviation a annoncé une première mondiale : la traversée des États-Unis d’ouest en est par un appareil autonome, sans aucune intervention du pilote de sécurité à bord.
Coast to Coast
Ce périple de 5 148 kilomètres a débuté le 7 septembre dernier à Concord, en Californie, et s’est achevé 7 jours plus tard à Dare, en Caroline du Nord. Entre-temps, l’avion, un Cessna 208B Grand Caravan à turbopropulseur, a effectué des haltes à l’aéroport de Phoenix Deer Valley, en Arizona, de Fort Worth Alliance, au Texas, et à la base aérienne de Shaw, en Caroline du Sud.
Comme l’explique le communiqué de Joby, publié le 18 septembre, ces escales n’étaient pas d’hypothétiques « pauses toilettes » pour l’opérateur humain, mais visaient à tester les différentes composantes de sa technologie de vol autonome innovante, notamment le pilotage dans un trafic aérien dense, les interactions avec les tours de contrôle ou la gestion du fret.
Son intégration à un appareil de série homologué a permis à la société aéronautique d’opérer sous couvert d’un certificat de navigabilité expérimentale délivré par l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA).
Les équipements embarqués par le Cessna comprenaient des commandes modifiées, des capteurs multimodaux, des caméras optiques, un lidar, ainsi que des logiciels dédiés à l’évitement dynamique des obstacles et au recalcul de l’itinéraire en fonction des conditions météorologiques.
The first autonomous flight across America, by the numbers:
— Joby Aviation (@jobyaviation) September 18, 2026
✅ 3,199 miles flown
✅ 0 times the safety pilot touched the controls
✅ 2,323 miles: the farthest distance the aircraft was supervised from
✅ 100% of taxi, takeoff, cruise, and landing performed autonomously
✅ 1… https://t.co/B8QFY4CS9v pic.twitter.com/mE5QuzFUYl
Une nouvelle ère
Si la FAA exigeait la présence d’un pilote qualifié à bord en cas de défaillance, les différentes phases de chaque vol (roulage, décollage, croisière, approche et atterrissage) ont toutes été effectuées de façon entièrement autonome.
Au sol, les équipes de Joby ont assuré une supervision supplémentaire via la télémétrie par satellite, à des distances pouvant atteindre 3 738 kilomètres.
« Ce voyage transcontinental ouvre une nouvelle ère pour l’aviation », s’est réjoui Joe Ben Bevirt, fondateur de Joby Aviation. « Les vols autonomes nous permettront de relier des communautés isolées, d’acheminer des fournitures essentielles, et d’intervenir plus rapidement en cas de catastrophe ou lors d’opérations militaires. »
Plus tôt cette année, la Turquie avait franchi un nouveau cap vers l’aviation militaire sans pilotes.
Par Yann Contegat, le
Source: New Atlas
Étiquettes: Avion
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