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Le paracétamol est un des anti-douleurs les plus vendus en France : chaque année, plus d’un milliard de boites sont vendues et en 2018, un Français sur deux s’en est déjà fait prescrire. C’est pourquoi l’agence du médicament nous incite aujourd’hui à faire attention à notre consommation, et à prendre garde au surdosage.

La mort de Naomi Musenga en 2017 nous avait déjà sensibilisés aux possibles conséquences de la surconsommation de paracétamol. Pour rappel, cette jeune femme avait appelé le Samu pour des maux de ventre intenses et on s’était moqué d’elle sans lui procurer aucun secours. 

Le problème principal du paracétamol, c’est la perception que les gens en ont : il est vu comme inoffensif et anodin, alors que ce n’est pas le cas, selon Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions : “Le paracétamol est le médicament le plus vendu et le plus consommé en France, il a donc une image d’innocuité, de non-dangerosité absolue, alors que c’est un médicament très dangereux.”

Ce qui le rend particulièrement dangereux, c’est que la dose à partir de laquelle il devient létal est très proche de la dose thérapeutique. Nous ne pouvons nier que cette molécule est très efficace en cas de maux de tête ou de douleurs. Mais il faut la consommer avec parcimonie, puisqu’en cas de surdosage, le paracétamol peut être très nocif : il attaque le foie et est la première cause d’hépatite fulminante (= destruction massive du foie qui nécessite une greffe d’urgence). Nous vous incitons donc à prendre vos plus grandes précautions lorsque vous consommez du paracétamol. 

L’agence du médicament franchit le mardi 9 juillet un nouveau seuil en inscrivant désormais un message de prévention sur les boîtes de paracétamol. Dorénavant sera écrit en grosses lettres rouges sur la face avant de la boîte : « surdosage = danger », accompagné du message “dépasser la dose peut détruire le foie”. Au dos de l’emballage sera inscrit un rappel des pratiques de consommation adaptées : espacer les prises d’au moins 4 heures, ne pas dépasser trois comprimés par jour sans avis médical et ne pas prendre un autre médicament contenant du paracétamol. D’ici 9 mois, le message pourrait figurer sur les boîtes des 200 spécialités de paracétamol : Doliprane, Efferalgan, Fervex… 

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