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Des gravures préhistoriques révèlent un comportement symbolique avancé chez nos lointains ancêtres

Certaines remonteraient à au moins 100 000 ans

ancêtres préhistoriques
Image d’illustration — Gorodenkoff / Shutterstock.com

L’examen d’artefacts préhistoriques mis au jour sur différents sites préhistoriques du Levant (Proche-Orient) suggère une émergence de l’expression artistique, de la pensée abstraite et du comportement symbolique bien plus précoce que prévu chez nos ancêtres.

Des motifs géométriques clairs

Les gravures ont été identifiées sur des nucléus Levallois. Des roches taillées pour obtenir des éclats tranchants utilisés pour créer des outils et des armes, qui étaient généralement jetées après l’écaillage. Les témoignages les plus frappants provenaient des grottes israéliennes de Manot, où un crâne vieux de 55 000 ans avait été précédemment mis au jour, de Qafzeh, s’étant révélée abriter des sépultures vieilles d’environ 100 000 ans, ainsi que d’un site de la région de Qouneitra, en Syrie.

En s’appuyant sur des techniques d’imagerie avancée, les chercheurs ont constaté qu’ils comportaient tous des motifs géométriques délibérés, décrits comme une forme précoce d’expression symbolique.

Sur le nucléus de Manot, les incisions formaient « un éventail rayonnant de lignes orientées vers le point haut légèrement lissé de la surface de préparation ». La plaquette de Qouneitra, quant à elle, était ornée d’un « ensemble d’incisions concentriques », formant un motif similaire à celui observé sur un os d’auroch découvert à proximité.

— © E. Ostrovsky / M. Smelansky / E. Paixao / L. Schunk / Archaeological and Anthropological Sciences 2025

En comparaison, les marques laissées sur les artefacts de la grotte voisine d’Amud, où des sépultures néandertaliennes avaient été précédemment découvertes, apparaissaient « moins profondes, sans orientation ni motif clairs ».

Art paléolithique précoce

Selon les auteurs de l’étude, publiée dans la revue Archaeological and Anthropological Sciences, ces résultats montrent que les humains préhistoriques étaient déjà capables d’expression artistique au cours du Paléolithique moyen, il y a environ 250 000 à 45 000 ans.

« La pensée abstraite constitue l’une des pierres angulaires de l’évolution cognitive humaine », estime la chercheuse Mae Goder-Goldberger. « Les gravures intentionnelles trouvées sur ces artefacts indiquent une capacité d’expression symbolique et suggèrent des sociétés dotées de capacités conceptuelles avancées. »

En 2021, des chercheurs avaient découvert un artefact préhistorique intrigant, gravé par des Néandertaliens il y a plus de 50 000 ans.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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