— NANCY AYUMI KUNIHIRO / Shutterstock.com

Alors que la forêt amazonienne se fragilise chaque jour un peu plus, l’arbre Inga apparaît comme une solution miracle. Il favorise la repousse de la flore sur les sols brûlés, une caractéristique qui pourrait sauver la région.

Réparer les dégâts de 2019

Si 2019 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée de l’histoire, ce fut également une année catastrophique pour l’Amazonie. Il est estimé que près d’un million d’hectares sont partis en fumée. La faune et la flore ont été durement touchées, et la repousse n’est pas toujours évidente. De même, la fréquence de ces méga-incendies pose question.

L’arbre Inga, un genre de plantes dicotylédones, apparaît cependant comme une lueur d’espoir. Plus de 300 espèces en découlent. Surtout, il est capable de pousser rapidement sur des terrains ravagés par les flammes, et de remédier à la non-fertilité des sols. Cela s’explique notamment par la grande quantité d’azote qu’il peut libérer dans les sols, un nutriment essentiel pour la flore.

L’arbre peut mesurer jusqu’à 20 m de hauteur. Selon la fondation éponyme, il peut « protéger les sols, supprimer les mauvaises herbes et fournir de la nourriture ». En effet, la membrane des graines qu’il fournit est comestible, que ce soit pour les populations locales ou pour le bétail.

Encourager les acteurs sur place à le planter

L’enjeu est d’actualité, mais aussi d’avenir. En Amazonie, les incendies se déclarent régulièrement. L’arbre est bien connu de l’Amérique latine depuis plusieurs décennies. Cependant, l’institut Ouro Verde (or vert) souhaite encourager les propriétaires terriens régionaux à cultiver davantage ces espèces. Au-delà des zones ravagées par les flammes, l’arbre pourrait aider contre la déforestation industrielle.

C’est ainsi que l’association souhaite mettre en place des « corridors de végétation », comme le rapporte Toby Pennington, un professeur de diversité végétale tropique et de biogéographie à l’université d’Exeter. Les feux de forêt pourraient cependant bloquer le projet. Pour rappel, la déforestation a augmenté de 93 % en 2019 par rapport à l’année précédente, selon l’INE.

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