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Google lance un outil innovant pour faciliter la protection des espèces sauvages

Cette technologie peut analyser 3,6 millions de photos par heure et identifier les animaux présents

‎― Chuckaoo Majkl / Shutterstock.com

Tirant profit de l’intelligence artificielle et du cloud, Google Insights a pour but de simplifier la surveillance des animaux sauvages à l’échelle mondiale, et ainsi faciliter la mise en place de politiques de conservation et de protection.

Surveiller efficacement la faune sauvage pour mieux la protéger

Conçu en partenariat avec Conservation International, WWF et 5 autres organisations de défense de l’environnement ou des droits des animaux, le programme Wildlife Insights, qui s’appuie sur l’IA et le système de cloud de Google, permet à n’importe quel internaute de garder un œil sur plus de 4,5 millions d’animaux sauvages. « Avec ces données, les managers de zones protégées ou les programmes anti-braconnage peuvent mesurer la santé d’espèces spécifiques, et les gouvernements locaux utiliser les données pour documenter les politiques publiques et créer des mesures de conservation », précise le billet de blog présentant cette technologie.

Afin de surveiller la faune sauvage au sein de son habitat naturel sans la perturber, Wildlife Insights s’appuie sur un vaste réseau de caméras pièges réparties dans le monde entier : lorsqu’un animal sauvage passe à proximité de l’un de ces dispositifs, son capteur détecte le mouvement et déclenche la prise du cliché. Habituellement, lorsque l’appareil, pouvant être déployé pendant des semaines voire des mois, est récupéré, c’est aux scientifiques que revient la tâche éreintante de classer les milliers d’images capturées. Mais grâce à Wildlife Insights, un chercheur peut désormais se contenter d’uploader les images sur le portail dédié, où celles-ci sont classées automatiquement.

Une technologie innovante

Pour trier ces images, Wildlife Insights s’appuie sur une IA spécialement formée à la reconnaissance d’images. Lorsqu’un animal est détecté, celui-ci est identifié par l’algorithme de Google AI et les coordonnées GPS ajoutées au cliché, qui rejoint la base de données cloud associée. Plus cette dernière est alimentée, plus elle s’avère utile et offre la possibilités aux chercheurs et aux organismes chargés de la conservation de la vie sauvage d’effectuer des recherches et des analyses, afin de suivre les variations de population d’une espèce dans une zone donnée et sur une période spécifique.

Selon Google, les e-spécialistes sont en mesure de labelliser entre 300 et 1 000 images d’animaux par heure, quand le programme Wildlife Insights analyse jusqu’à 3,6 millions de clichés dans le même laps de temps. « Même si l’identification des espèces peut être une tâche ardue pour l’IA, parmi les 614 espèces sur lesquelles les modèles d’IA on été formés, des espèces comme les jaguars, les pécaris à lèvres blanches et les éléphants d’Afrique ont entre 80 et 98,6 % de probabilité d’être correctement identifiées », avance le géant californien.

Le site de Wildlife Insights précise par ailleurs que les données de géolocalisation seront masquées sur les images accessibles au public montrant des espèces menacées, afin d’éviter qu’elles ne soient exploitées par des braconniers ou des trafiquants d’animaux.

Par Yann Contegat, le

Source: Phys.org

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