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En Pologne, des archéologues démontent une légende remontant à la Seconde Guerre mondiale

« Grâce à l’archéologie, la véritable nature de cette sépulture a été révélée »

Image d’illustration — Sendo Serra / Shutterstock.com

L’excavation d’une tombe dans le nord-ouest de la Pologne a permis de démonter une croyance locale tenace, soulignant une nouvelle fois l’importance des fouilles archéologiques dans de tels contextes.

Une version solidement ancrée dans le folklore local

Proche du petit village de Zdanów, en Poméranie occidentale, la sépulture se trouvait dans une petite forêt et était marquée par une simple croix métallique. Comme l’expliquent les archéologues, depuis des décennies, les locaux supposaient qu’elle renfermait les restes d’une femme âgée froidement tuée par les troupes soviétiques lors des ultimes semaines de la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cadre de fouilles d’une série de sites funéraires proches datant également du conflit, les équipes du POMOST ont procédé à une « exhumation contrôlée », afin d’en savoir plus sur le défunt.

L’analyse ostéologique a rapidement contredit la version transmise depuis des générations et solidement ancrée dans le folklore local. Il s’est en effet avéré qu’il s’agissait d’un homme adulte, dont le squelette présentait des signes évidents de traumatismes. La mise en évidence de fractures au niveau du fémur gauche et de graves lésions crâniennes suggère une mort violente, probablement lors d’affrontements.

Si l’individu avait été dépouillé de la plupart de ses effets personnels et de son équipement, y compris ses bottes et sa ceinture, des fragments d’uniforme et des boutons ont permis aux chercheurs de confirmer qu’il s’agissait d’un soldat allemand. Sa plaque militaire indique qu’il servait dans une compagnie antichar rattachée à un régiment d’infanterie.

Préciser l’identité du défunt

Selon l’équipe archéologique, un examen approfondi des archives militaires nazies devrait prochainement permettre de connaître son nom, et d’apporter des réponses à ses proches, plus de 80 ans après sa mort.

« Grâce à l’archéologie, la véritable nature de cette sépulture a été révélée, et l’identité d’un soldat oublié de la guerre établie », précise le communiqué de presse. « Ses restes vont désormais être réinhumés au cimetière militaire allemand de Glinna. »

Il y a deux ans, cinq squelettes humains aux mains et aux pieds manquants avaient été mis au jour sous l’ancienne demeure du haut dignitaire nazi Hermann Göring, dans le nord-est de la Pologne.

Par Yann Contegat, le

Source: Heritage Daily

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