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Des fossiles chinois vieux de 430 millions d’années réécrivent l’histoire évolutive des vertébrés

Le clade des ostéichthyens, ou poissons osseux, regroupe environ 98 % des espèces actuelles de vertébrés

Vue d’artiste de M. amblyodus — © Brian Choo / Wikimedia Commons

Les humains, ainsi que la quasi-totalité des vertébrés actuels, descendent des poissons osseux. Dans le sud de la Chine, des scientifiques ont découvert les plus anciens exemples connus, bouleversant notre arbre évolutif.

Ostéichthyens précoces

Le clade des ostéichthyens, ou poissons osseux, regroupe environ 98 % des espèces actuelles de vertébrés, y compris celles qui, au cours des dernières centaines de millions d’années, se sont adaptées à la vie terrestre. De récents travaux ont offert un aperçu unique de leurs premiers représentants, antérieurs au Dévonien, ou « âge des poissons », débuté il y a environ 419 millions d’années.

« Nous présentons ici le fossile presque complet d’un ostéichthyen, exhumé du Lagerstätte de Chongqing et datant du début du Silurien, il y a environ 436 millions d’années », écrivent les auteurs de la première étude, publiée dans la revue Nature. « Il s’agit du plus ancien poisson osseux jamais découvert, qui illustre leur diversité précoce. »

Baptisé Eosteus chongqingensis, la créature mesurait environ 3 centimètres de long, mais ses minuscules restes fossiles révèlent des caractéristiques clés reconnaissables des futurs poissons osseux, notamment un crâne, une nageoire dorsale unique, des nageoires pectorales et des écailles.

La seconde décrit quant à elle les témoignages fossilisés sans précédent de l’espèce Megamastax amblyodus. Datés d’environ 423 millions d’années, ils proviennent d’une formation géologique du Yunnan (sud-ouest de la Chine). Doté d’un crâne massif, dont le sommet mesurait près de 10 centimètres de long, cet ostéichthyen précoce se distinguait par ailleurs par ses mâchoires hérissées de plusieurs rangées de dents, caractéristique morphologique que l’on ne retrouve pas chez les poissons osseux actuels.

Reconstruction d’E. chongqingensis (haut) et M. amblyodus (bas) — © NICE PaleoVislab, IVPP

Les deux extrémités du spectre

Comme le notent les chercheurs, bien qu’Eosteus chongqingensis et Megamastax amblyodus soient respectivement le plus petit et le plus grand ostéichthyens siluriens connus, leurs structures anatomiques s’avéraient proches.

« Dans l’ensemble, la disparité morphologique observée chez les premiers ostéichthyens suggère que leur diversification entre le Silurien et le Dévonien précoce était plus importante que ne le laissaient penser les preuves fossiles antérieures », concluent-ils.

Précédemment, une seconde paire d’yeux avait été découverte chez les tout premiers vertébrés, qui vivaient il y a plus de 500 millions d’années.

Par Yann Contegat, le

Source: Connect Sci

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