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Une avancée majeure explique pourquoi l’océan caché d’Europe pourrait être bien plus vivant qu’on l’imaginait

Cette lune de Jupiter intrigue les astronomes avec son immense océan enfoui. Une étude récente explique enfin comment des nutriments essentiels franchissent la croûte glacée pour, potentiellement, soutenir la vie. Une avancée clé pour comprendre l’habitabilité d’Europe.

Vue réaliste de la lune Europe montrant sa surface glacée striée de fractures, avec Jupiter en arrière-plan dans l’espace.
Europe, lune glacée de Jupiter, dévoile son réseau spectaculaire de fractures à la surface. Un monde lointain sous lequel pourrait se cacher un immense océan propice à la vie. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Un océan mondial sous la glace où l’absence totale de lumière pose un défi central à l’émergence d’une vie extraterrestre

Europe abriterait davantage d’eau liquide que l’ensemble des océans terrestres. Mais cet océan reste confiné sous une épaisse croûte de glace. L’absence complète de lumière y exclut toute photosynthèse classique.

La vie devrait donc s’appuyer sur d’autres sources d’énergie pour persister. Les chercheurs traquent ainsi des nutriments capables d’alimenter des écosystèmes chimiosynthétiques complexes.

Sur Terre, ces organismes vivent près des sources hydrothermales profondes. Reste à démontrer que des échanges comparables sont possibles malgré la barrière glacée qui isole l’océan.

Une avancée scientifique décisive expliquant comment la glace salée pourrait acheminer des nutriments vers l’océan profond

La surface d’Europe est exposée à un flux intense de radiations provenant de Jupiter. Ces interactions produisent des composés riches en énergie utiles à la chimie du vivant. La difficulté tenait jusqu’ici à leur transport vers l’océan.

Une étude récente décrit un mécanisme d’enfoncement progressif. Des blocs de glace, alourdis par le sel, s’enfoncent lentement vers les profondeurs. Le processus évoque une lampe à lave géologique inversée traversant la croûte.

Ces poches de saumure dense acheminent efficacement les oxydants vers l’océan liquide. D’après les modèles numériques, le phénomène s’étalerait de quelques milliers à plusieurs millions d’années. Un rythme suffisant pour enrichir durablement l’océan.

Des perspectives biologiques renforcées montrant pourquoi cette dynamique augmente les chances d’une vie potentielle

Si ce modèle se confirme, l’océan d’Europe ne serait pas isolé ni inerte. Il bénéficierait d’un apport régulier de carburant chimique issu de la surface. De quoi créer des gradients chimiques favorables, comparables à ceux des abysses terrestres.

La combinaison d’eau liquide et de nutriments est déterminante. Ce brassage transforme la lune glacée en un candidat prioritaire pour l’exobiologie. Les conditions minimales d’une activité biologique semblent réunies.

Les scientifiques soulignent aussi l’importance de la viscosité de la glace. Une glace plus chaude et plus salée favoriserait ces transferts verticaux. Ces résultats théoriques guideront désormais les observations afin de repérer les zones actives.

La mission Europa Clipper doit analyser la croûte glacée et tester ces hypothèses lors de son arrivée prévue en 2030

La sonde de la NASA est en route pour confronter ces hypothèses aux observations. Ses instruments examineront la chimie de surface et la structure interne de la lune. Son arrivée programmée en 2030 constituera une étape majeure.

Les mesures attendues permettront d’évaluer la réalité du transport des nutriments. Les scientifiques détermineront si Europe réunit bien les conditions nécessaires à la vie. Cette mission pourrait apporter la première confirmation scientifique d’une habitabilité.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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