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Ce squelette vieux de 2 millions d’années confirme que les premiers humains étaient bien différents de nous

Homo habilis était morphologiquement proche de australopithèques

Homo habilis
— life_in_a_pixel / Shutterstock.com

L’examen des restes les plus complets jamais découverts d’Homo habilis révèle une apparence remarquablement simiesque, illustrant les profonds changements morphologiques intervenus au sein de notre lignée au cours des derniers millions d’années.

De nouvelles pièces du puzzle

On estime qu’Homo habilis, souvent présenté comme le premier véritable humain, est apparu en Afrique il y a un peu plus de deux millions d’années. Au cours des dernières décennies, des découvertes fossiles (dents et os de crâne) et archéologiques (outils en pierre) ont permis d’établir qu’il possédait un volume cérébral et des capacités cognitives largement supérieurs à celles d’hominidés antérieurs tels que les australopithèques et les paranthropes.

Ses témoignages étant quasi-exclusivement crâniens, sa morphologie globale restait jusqu’à présent largement discutée. L’analyse d’un squelette remarquablement complet découvert au Kenya a récemment offert un aperçu sans précédent de celle-ci.

Datés de 2,02 à 2,06 millions d’années, les restes comprennent deux clavicules, des os du bras et de l’avant-bras, ainsi que des sections de bassin (notamment le sacrum, os triangulaire à la base de la colonne vertébrale).

Les fossiles d’Homo habilis étudiés — © Grine, F. E. et al. / The Anatomical Record 2026

Une apparence simiesque

Il s’est notamment avéré qu’Homo habilis possédait des avant-bras remarquablement longs. Une caractéristique observée chez les gorilles modernes, le rapprochant sur le plan morphologique davantage d’Australopithecus afarensis (espèce d’hominidé à laquelle appartenait Lucy) que d’humains ultérieurs tels qu’Homo erectus.

Si la forme du bassin d’Homo habilis suggère des adaptations permettant la marche debout, l’équipe précise que seule la découverte d’os de jambe permettra de confirmer cette hypothèse. À ce stade, il est probable que ce lointain ancêtre passait au moins une partie de son temps dans les arbres.

Selon les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans The Anatomical Record, les comparaisons osseuses réalisées indiquent un corps beaucoup moins élancé que celui des des représentants ultérieurs de notre lignée pour H. habilis, questionnant la possibilité qu’Homo erectus descende directement de cet humain précoce, qui aurait mesurer environ 1,60 mètre pour un poids d’une trentaine de kilos.

Plus tôt, des scientifiques avaient annoncé la découverte des témoignages du probable ancêtre d’Homo sapiens.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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