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Étoile géante : Le télescope spatial Hubble résout « l’un des plus grands mystères » de Bételgeuse

Ils ont identifié la preuve définitive de la présence de « Siwarha »

— Raymond Cassel / Shutterstock.com

En sondant l’atmosphère de l’étoile massive Bételgeuse, située dans la constellation d’Orion, des astronomes ont finalement confirmé l’existence de sa compagne stellaire.

L’existence de Siwarha finalement confirmée

La luminosité de Bételgeuse, qui s’avère environ 20 fois plus massive que le Soleil, semble varier selon deux cycles distincts. Si le premier, d’une durée d’environ 400 jours, avait été lié à ses pulsations internes, le second, s’étalant sur 2 100 jours, était plus difficilement explicable.

Ces dernières années, le télescope spatial Hubble et des observatoires terrestres situés en Arizona et aux Canaries ont fourni aux chercheurs une véritable mine de données, appuyant l’hypothèse d’un petit astre compagnon peu lumineux en orbite autour de la supergéante rouge.

Dans le cadre de travaux à paraître dans The Astrophysical Journal, Andrea Dupree, du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, et ses collègues ont identifié la preuve définitive de la présence de « Siwarha » : une traînée de gaz à haute densité dans l’atmosphère dilatée de Bételgeuse.

« Ce type d’ondulations, comparable au sillage d’un bateau, confirment que Bételgeuse a bel et un bien une compagne cachée », explique l’astrophysicienne. « De telles découvertes vont contribuer à éclairer l’évolution de ces étoiles géantes, qui se délestent d’importantes quantités de matière avant d’exploser en supernovas. »

Graphique révélant l’influence du sillage de Siwarha sur le spectre lumineux de Bételgeuse, selon que Siwarha se trouve devant (ligne orange) ou derrière (ligne bleue) la supergéante rouge — © NASA / ESA / Elizabeth Wheatley, STScI

Des longueurs d’onde ultraviolettes liées au fer ionisé

Concrètement, lorsque Siwarha « éclipse » Bételgeuse, elle modifie son spectre lumineux, avec une pic des longueurs d’onde ultraviolettes liées au fer ionisé. Son sillage va ensuite absorber ce rayonnement particulier.

L’effet s’estompe progressivement au cours des 2 109 jours (plus de cinq années terrestres) nécessaires à Siwarha pour compléter l’orbite de son étoile hôte, puis le même cycle redémarre.

Actuellement cachée derrière Bételgeuse, sa discrète compagne ne réapparaîtra pas avant août 2027.

Il y a deux ans, des chercheur avaient obtenu un cliché remarquablement détaillé d’une supergéante rouge située à plus de 160 000 années-lumière.

Par Yann Contegat, le

Source: Science Alert

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