Aller au contenu principal

Il y a 18 000 ans, les humains de l’ère glaciaire construisaient des abris en os de mammouth

Rien ne se perd

Reconstitution de l’une des huttes en os de mammouth de Mejyritch — © Momotarou2012 / Wikimedia Commons

Il s’avère qu’à la fin de la dernière ère glaciaire, des groupes de chasseurs-cueilleurs évoluant dans ce qui est aujourd’hui l’Ukraine utilisaient un matériau plutôt insolite pour construire leurs abris : des restes de mammouth.

Recyclage préhistorique

Ces quatre intrigants arrangements préhistoriques avaient été mis au jour dans les années 1960 près du village de Mejyritch, dans le centre du pays. Si l’on supposait au départ qu’il s’agissait de banals dépôts ou de sépultures, la piste d’habitations ou d’abris en os de mammouth a rapidement été privilégiée.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Open Research Europe, des chercheurs ont radiodaté les plus petits ossements de ces anciens géants herbivores, provenant des mêmes couches sédimentaires que les outils, armes de chasse et autres artefacts anciens trouvés sur le site.

Précisant la chronologie d’occupation de la structure principale, les nouvelles datations révèlent qu’elle était utilisée il y a entre 18 248 et 17 764 ans, ce qui correspond au dernier maximum glaciaire.

Associée à la présence d’ossements animaux présentant de signes clairs de boucherie et d’éclats caractéristiques de la fabrication d’outils, elle renforce ainsi l’idée de refuges, occupés par des humains préhistoriques durant près de cinq siècles.

Refuges temporaires

La finesse des différentes strates renfermant les témoignages culturels de ces anciens chasseurs-cueilleurs suggère par ailleurs que ces périodes n’auraient pas dépassé quelques mois ou semaines.

En d’autres termes : il s’agissait probablement « d’abris saisonniers ou temporaires », ayant permis à nos ancêtres de se protéger des rudes conditions climatiques qui prévalaient alors dans la région.

À ce stade, on ignore quels autres matériaux étaient utilisés pour isoler ces huttes en os et les protéger des intempéries.

L’an passé, un camp préhistorique avait éclairé l’adaptation des humains au froid extrême en Europe.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *