7) Un supervolcan :

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Comme avec les astéroïdes, de précédentes éruptions volcaniques ont provoqué des extinction de masse. Par exemple, l’extinction Permien-Trias, il y a 252 millions d’années, est à l’origine de la disparition de 95% des espèces marines et de 70% des espèces vivants sur les continents. Or, cette extinction aurait été causée par l’éruption d’un volcan. Les éruptions peuvent provoquer un refroidissement global significatif susceptible de perturber la production agricole. Elles sont pratiquement impossible à prévenir mais elles sont également extrêmement rares. Les auteurs concluent que le niveau d’éruption de Permien-Trias est « extrêmement improbable sur échelle de temps humaine, mais les dégâts d’une éruption d’un niveau moindre pourraient tout de même être conséquents en bouleversant le climat, la biosphère, les approvisionnements alimentaires et même en créant des instabilités politiques ».

Comme les pandémies, le risque principal n’est pas tant que ce scénario tue beaucoup de personnes, mais surtout qu’il empêche les survivants de vivre dans la durée.

 

8) La biologie synthétique :

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Elle ne constitue pas un risque aujourd’hui, mais pourrait devenir dangereuse à l’avenir. La biologie synthétique est un domaine scientifique émergent qui se concentre sur la création de systèmes biologiques, y compris la vie artificielle. Le danger éventuel porte sur les outils utilisés par la biologie synthétique. En effet, ils pourraient être capables de concevoir un supervirus ou une superbactérie capables de destruction massive. Cet organisme serait probablement crée comme une arme biologique au service de l’armée. Le risque serait donc que cette arme soit utilisée pour une guerre ou pour un attentat, ou encore qu’elle parvienne à « s’échapper » accidentellement d’un laboratoire. Chacun de ces scénarios pourrait devenir une menace l’humanité l’arme biologique se propageait, sortant largement de son objectif initial. Comme pour les pandémies, l’extinction réelle ne surviendrait que si les survivants n’étaient plus en mesure de s’adapter à ce déclin monumental.

 

9) La nanotechnologie :

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Elle est un risque potentiel pour l’avenir. Le problème est que la nanotechnologie démocratise la production industrielle, augmentant la capacité à développer des armes destructrices. « Le plus pertinent est de savoir si la nanotechnologie permet l’extraction rapide d’uranium et la séparation des isotopes pour fabriquer des bombes plus puissantes que les bombes nucléaires d’aujourd’hui. Cela augmenterait la gravité des conflits » expliquent Pamlin et Armstrong. Le « dynamisme » traditionnel de la balance des pouvoirs ne s’appliquerait plus si des petits groupes d’individus étaient capables d’amasser d’importants et très puissants arsenaux.

Il existe aussi une préoccupation au sujet de la nanotechnologie capable de s’auto-répliquer. Cela créerait un scénario de « gelée grise » dans lequel les machines issues de la nanotechnologie se développent hors de contrôle des humains et finissent par empiéter sur les ressources dont les hommes dépendent. Au final, on assiste à l’effondrement potentiel de la civilisation.

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