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Laissez-vous envoûter par l’univers de Samorost, ces jeux étonnants par le créateur de Botanicula

Si pour vous, un jeu tient sa beauté de la poésie qui s’en dégage, alors vous aimerez certainement Samorost, la série de jeux vidéo indépendants du studio Amanita Design. Lancée en 2003, la saga nous plonge dans un univers aussi beau qu’émouvant pour nous y lancer à l’aventure. SooGeek vous dévoile les dessous de cette création majestueuse.

 

Si vous ne connaissez pas encore le studio Amanita Design, peut-être avez-vous déjà entendu parler de ses créations : en 2009, Machinarium séduisait les joueurs du monde entier et en 2012, c’était au tour de Botanicula de connaitre le succès. Entre les deux naissait Samorost, un point’n click prenant développé bien avant le lancement du studio. En effet, alors que le développeur Jakub Dvorský terminait ses études à l’Académie des arts de Prague, il présentait cette création comme son projet de fin d’études.


Le temps passe et Dvorský présente d’autres versions de son jeu : Samorost 2 et Samorost 3, respectivement sorties en 2005 et en 2016. Tous les opus se suivent sans se ressembler, chacune des nouvelles sorties y apportant plus d’intérêt grâce à un gameplay amélioré et des graphismes sublimés.

En s’essayant aux jeux, on découvre un petit lutin solitaire isolé sur une planète déserte au milieu de l’univers. Seulement accompagné de son chien, le personnage silencieux (surnommé « gnome » par son créateur) doit résoudre une série de puzzles. Le jeu étant un point’n click, le principe revient à diriger le personnage en cliquant à droite et à gauche ainsi qu’à organiser les éléments mis sur notre chemin dans le bon ordre. Si le principe peut sembler ennuyeux c’est sans compter l’univers extraordinaire créé par Dvorský.
Samorost-personnageOn trouve, sur chaque nouveau plan du jeu, différents personnages et objets avec lesquels interagir. Si tous ne permettent pas une avancée dans le jeu, ils garantissent sans nul doute une meilleure appréciation de l’univers créé. Ainsi, en vous lançant dans cette aventure qu’est Samorost, et plus précisément son troisième opus, vous ne pourrez qu’être surpris par les différents événements imprévus qui vous apparaîtront. Dans des décors semblables à des peintures, minutieusement travaillées, s’animent et grouillent toutes sortes d’éléments.

Vous vous en doutez, Samorost, à l’instar des autres titres du développeur, offre une morale écologiste : dans cet univers magnifique et pur de toute pollution, une technologie censée aider la bonne tenue du monde est volée par un homme ne souhaitant que mort et destruction. C’est au héros de prendre son courage à deux mains pour quitter sa planète et se diriger, tant bien que mal, vers le grand méchant.samorost

Dans un univers aussi joliment construit il est regrettable de ne pas pouvoir évoluer facilement : en effet, beaucoup s’accorderont sur le fait que le gameplay, loin d’être fluide, peut entraver le plaisir de découvrir Samorost : quelques énigmes rébarbatives sauront mettre à l’épreuve la patience du joueur. Le plus embêtant restera les nombreuses étapes à passer avant de pouvoir se promener librement dans le jeu.
Samorost-decors

Samorost-jeu

 

Si son gameplay n’est pas fascinant, l’aspect artistique du jeu a de quoi scotcher n’importe quel gamer. Son univers à la fois féerique et envoûtant en fait une véritable œuvre d’art qu’il est fascinant de redécouvrir une fois les dernières épreuves du jeu passées. Fable écologiste, cette création d’Amanita Design fait, sans nul doute, partie des meilleures de son catalogue. Si comme nous, vous attribuez de l’importance à la qualité esthétique des créations vidéoludiques auxquelles vous jouez, il y a fort à parier que vous apprécierez notre sélection de jeux à la direction artistique soignée.

L’Abbé Pierre avait lancé son appel pour les SDF en 1954. L’interdiction des expulsions en hiver ne sera votée qu’en 1978

— @DailyGeekShow