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Partez aux confins de la galaxie pour comprendre ce qui fait de Mass Effect un succès planétaire

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Probablement une des séries de RPG les plus importantes et les plus appréciées des joueurs de cette dernière décennie, Mass Effect est une oeuvre majeure de science-fiction qui a définitivement marqué le paysage vidéoludique. Monumental space-opéra, la série ne semble pas près de s’arrêter, et c’est pourquoi SooGeek vous propose aujourd’hui un retour sur cette formidable licence en tentant de revenir sur les raisons de son énorme succès.

L’univers

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Mass Effect, c’est avant tout un univers gigantesque et cohérent s’étendant sur la Voie lactée dans son intégralité. La découverte d’une bibliothèque sur Mars, puis des relais, de gigantesques machines permettant des transports quasi instantanés à travers la galaxie, laissés par les Prothéens, une race de précurseurs aujourd’hui disparus, permettent à l’humanité de se lancer dans l’espace et de s’insérer, non sans heurts, dans une société galactique déjà bien établie.

Contrairement à ce qu’on a déjà pu voir ailleurs, l’humanité est loin d’être une force dominante dans la galaxie, et son statut de dernière arrivée, couplé à son éternel nature belliciste et agressive, font de la race humaine un peuple en butte à l’hostilité, et souvent au racisme, de beaucoup. C’est dans ce contexte que Shepard se retrouvera à voyager à travers la galaxie, un endroit peuplé de diverses races aliens aux attributs et à l’histoire complexe. Des violents Krogans victimes d’une castration chimique forcée, aux habiles, mais ineptes physiquement, Volus, c’est tout un univers que le joueur prend plaisir à découvrir et apprécier.

 

Le scénario

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Autre point : le scénario. Comme presque tous les jeux BioWare, Mass Effect propose un scénario poussé riche en rebondissements, tenant les fans en haleine sur plus de 3 jeux, soit 5 ans. A noter que le scénario est écrit par Drew Karpyshyn, un écrivain de science fiction reconnu et déjà à l’origine de jeux cultes comme Jade Empire ou Star Wars : Knights of the Old Republic. Vous mettant dans la peau du Commandant Shepard en 2183, de l’Alliance Humaine, celui-ci découvre au cours d’une mission de routine que Saren, un des Spectres des agents d’élite du conseil galactique, est un humanophobe convaincu ayant décidé d’user de la puissance d’une armée d’IA pour les remettre à leur place. Menant l’enquête, Shepard comprend qu’une menace beaucoup plus discrète, et infiniment plus dangereuse, se cache derrière Saren…

 

L’immersion

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L’un des plus gros points forts de la licence, c’est l’immersion. Reposant sur un personnage physiquement personnalisable, d’un sexe ou de l’autre, auquel on attribue un passé de notre choix parmi plusieurs possibles, le Commandant Shepard est VOTRE avatar. Il sera confronté à un nombre phénoménal de décisions, de toutes sortes, relationnelles avec ses collègues ou humaines lors de sa mission par exemple, et vous avez presque toujours la possibilité de faire ce choix selon votre propre sensibilité. Vous êtes un tueur en puissance qui refuse de faire des prisonniers durant une mission ? Soit, vous les exécuterez froidement. Vous avez envie de coucher avec votre coéquipière tatouée qui niche dans les sous-sols du vaisseau ? Eh bien, allez-y ! Ce niveau de liberté et d’implication rarement atteint avant Mass Effect est sans conteste un atout remarquable pour la série.

La roue des dialogues, une invention de la série, permet, lors des très nombreux dialogues du jeu, d’avoir non seulement le choix entre plusieurs possibilités d’interactions de sensibilités différentes, mais ne présente intelligemment que très brièvement ce qui va être dit, au lieu du dialogue complet. Ainsi, l’immersion est certes renforcée par le choix laissé, le joueur découvre également les dialogues en direct, contrairement aux jeux proposant des répliques complètes.

 

Les personnages

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Le Commandant Shepard est ultra badass, c’est un fait. Mais c’est également un meneur né qui sait s’entourer des meilleurs coéquipiers de la galaxie, chacun expert dans leurs domaines respectifs, et ce sont bien souvent des personnages haut en couleur ! Fugitive tatouée douée de pouvoirs mentaux extraordinaires, soldat d’élite beauf et sexy, archéologue effarouché, assassin polythéiste ou ex-flic blasé, autant de personnalités que le joueur apprend à connaitre, dompter et apprécier.

Ce sont de véritables relations que nouera le joueur avec ses collègues, les retrouvant pour certains tout au long des 3 opus, et c’est toujours un plaisir de retrouver des personnages que l’on aime, perpétuant une amitié ou une rivalité qui donne un certain cachet à l’univers. Après tout, que serait Shepard sans son meilleur ami Garrus Vakarian ?

 

Les Romances

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Mass Effect est prodigue en personnages attachants, nous l’avons vu, mais également en romances avec ces fameux personnages. La galaxie est sombre et froide, les missions suicides nombreuses, l’apocalypse proche, la guerre omniprésente, il s’agit donc du parfait moment pour notre ami Shepard pour nouer des relations amoureuses. Et c’est une large gamme de choix, tant féminin que masculin, qui s’offre à notre transi de l’espace.

Bien écrites, apportant un réalisme certain et une dimension nouvelle aux personnages, elles ont la particularité d’offrir des romances homosexuelles, et, fait beaucoup trop rare, pas seulement comme des bouche-trous inutiles. Ce sont bien de véritables histoires d’amour aussi approfondies et bien écrites que les romances hétéro, et ça fait plaisir de voir un jeu aussi ouvert sur la question.

 

Pour toutes ces raisons, et tant d’autres que nous n’avons pas citées, Mass Effect est une série totalement culte. Shepard est devenu l’alter ego de bon nombre de joueurs et de joueuses, et c’est avec tristesse qu’ils ont dû lui dire au revoir à la fin de Mass Effect 3, même si cette dernière a suscité la polémique. Alors qu’un ou plusieurs nouveaux opus se profilent à l’horizon, on se demande si la série saura conserver sa saveur. Êtes-vous inconditionnel de la trilogie initiale ou attendez-vous de découvrir la saga avec de nouveaux opus ?

A ceux qui osent, rien n’est impossible.

— Matthew Gregory Lewis