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7 films dont les retournements scénaristiques ont marqué les spectateurs à jamais

Cela vous est sans doute arrivé au moins une fois lorsque vous avez regardé un film : devoir faire face à un retournement de situation que vous n’aviez absolument pas pu prédire, face auquel vous vous êtes senti impuissant. Tellement impuissant que vous vous êtes senti bête et/ou (selon votre tolérance à la chose) vous avez salué le génie du réalisateur et du scénariste. On revient avec vous sur 7 twists qui font le sel des films dans lesquels ils figurent. Il va sans dire que cet article est une compilation de spoilers, alors si vous n’avez pas vu Sixième Sens, Se7en ou Gone Girl et que vous ne voulez pas vous gâcher le plaisir, fuyez !

 

L’Armée des douze singes 

L’Armée des douze singes, avec son Bruce Willis halluciné, son Brad Pitt complètement fêlé, son histoire à base de voyages dans le temps et sa magnifique bande originale reprenant entre autres la Suite Punta del Este, a marqué les esprits. Mais c’est surtout la manière dont le film de Terry Gilliam « boucle la boucle » qui nous prend de court, lorsque le personnage de Bruce Willis meurt sans pouvoir empêcher la propagation du virus mortel, le tout en se rendant compte que cette scène terrible dont il a été témoin dans son enfance et qui le hante est celle dont il est maintenant la victime… Le spectateur se sent aussi impuissant que le personnage lors de ce final terrible et déchirant.

 

Sixième Sens 

Bruce Willis toujours avec LE retournement de situation qui aura marqué toute une génération, et qui est devenu tellement célèbre que ne pas en avoir déjà entendu parler tient de la gageure. Bruce Willis y incarne un psychologue qui décide d’aider un petit garçon interprété par Haley Joel Osment. Le petit garçon vit en effet avec le don pesant de voir les morts… M. Night Shyamalan nous tiendra en haleine jusqu’à la fin de son film avant de nous révéler que le psychologue venant aider le petit garçon est en fait lui-même mort et qu’il n’en avait pas lui-même conscience. Eh oui, c’est aussi terrible que cela.

 

Le Village

M. Night Shyamalan est un petit malin et dans The Village, il pousse l’art du twist tortueux dans ses derniers retranchements. Non, on ne parle pas du fait que le village, bien qu’il présente tous les atours d’une communauté du XIXe siècle, n’est qu’une enclave de reclus existant loin de tout à notre époque, mais du twist sur les « monstres » qui entourent le village. Lorsque le père d’Ivy lui annonce que les « créatures » n’étaient qu’une mystification, on pense que la jeune aveugle pourra aller chercher des médicaments tranquillement à travers les bois, jusqu’à ce que bien sûr, elle se retrouve face à un monstre…

 

Se7en 

Dans Se7en de David Fincher, un meurtrier d’une rare perversité décide de commettre sept crimes faisant référence aux sept péchés capitaux. Les enquêteurs joués par Brad Pitt et Morgan Freeman mènent l’enquête, mais l’on appréhende constamment de découvrir quelle horreur le tueur a inventé pour son prochain crime. Pourtant personne ne pouvait s’attendre à ce que le tueur joué par Kevin Spacey face de la femme du policier joué par Brad Pitt, elle-même interprétée par Gwyneth Paltrow, la victime du péché d’envie, et que lui-même devienne la victime du péché de la colère en étant tué par le policier fou de douleur. On se souviendra longtemps de cette livraison dans le désert…

 

Fight Club 

Fight Club, réalisé par David Fincher peu après Se7en, tire son aura de fascination sulfureuse du personnage de Tyler Durden, joué par Brad Pitt (encore), qui dévie complètement la vie du narrateur, interprété par Edward Norton, et l’entraine dans une spirale de violence. Cependant on en vient à apprendre que Tyler Durden n’était qu’une hallucination produite par le narrateur, ce dernier souffrant d’un dédoublement de la personnalité. Ce qui permet de remettre en perspective l’ensemble du film et son propos, sans pour autant donner plus de fond à son propos frondeur qui manque de profondeur…

 

Gone Girl

David Fincher toujours avec cette adaptation du roman Les Apparences de Gillian Flynn. Tout le monde pense qu’Amy (Rosamund Pike), la femme de Nick Dunne (Ben Affleck) a disparu. D’ailleurs les preuves de la culpabilité de Nick s’accumulent… jusqu’à ce que l’on découvre que tout cela n’était qu’une horrible machination imaginée par Amy pour anéantir son mari. Si l’on ne peut que saluer la prestation glaçante de Rosamund Pike en gentille blonde cachant un être calculateur et monstrueux, le twist, parfaitement maîtrisé, qui fait passer le film de thriller sur les violences conjugales à machination de femme fatale a de quoi faire grincer des dents… quand on sait à quel point les problèmes de violences « banales » (sic) faites aux femmes sont encore peu prises au sérieux.

 

Esther 

Esther est un film d’horreur où la monstruosité a l’apparence d’un enfant. Déjà, l’idée a son petit quelque chose de malsain (un enfant en théorie c’est gentil, enfin il parait). Mais quand on se rend compte que le personnage d’Esther est en fait une adulte ayant un corps de petite fille et tentant d’entretenir des relations sentimentales et sexuelles avec le père des familles dans lesquelles elle se fait adopter, en tant qu’enfant bien sûr, le choc est grand… Même si Esther ne pouvant plus être techniquement considérée comme une enfant, on est légèrement déçu par la nature de ce twist qui casse un peu l’idée de l’enfant sadique, on lui concède qu’on ne s’y attendait pas vraiment.

 

Ces films ont vraiment su nous mener par le bout du nez pour mieux nous mettre au pied du mur ! Le procédé peut agacer et tomber complètement à plat quand il est attendu, mais dans le cas inverse, le film devient marquant et le moment de la révélation est mémorable. On espère que les réalisateurs continueront d’avoir des idées aussi inattendues pendant encore longtemps :p. Lequel de ces twists scénaristiques vous a le plus pris au dépourvu ?