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Si le film Ghost Rider est une vraie daube, le comics dont il est tiré est vraiment sympa !

Ghost Rider. Voilà bien un film qui n’inspire pas vraiment le respect. Est-ce la seule présence de Nicolas Cage pour tenir le rôle-titre ou le ridicule involontaire qui se dégage de l’ensemble qui dessert à ce point ce long-métrage ? Difficile de trancher. Mais ce dont on est sûr, c’est que Ghost Rider a été un échec critique et commercial… Ce qui ne donne pas vraiment envie de découvrir le comics dont il est tiré. On vous emmène à la découverte de cette oeuvre étrange.

 

Ghost Rider, c’est ce film dans lequel Nicolas Cage tient le rôle d’un motard maudit. Voilà pour les (très) grandes lignes ce que ce film inspire à la plupart des gens. D’ailleurs c’est à peu près tout ce qu’inspirent les affiches du film, et dire que l’idée n’est pas spécialement séduisante tient de l’euphémisme. La critique ne s’y est d’ailleurs pas trompée et s’en est donné à coeur joie pour descendre le film, qui se retrouve avec quelques-unes des moyennes de notes les plus basses vues sur Rotten Tomatoes et Metacritic. Le public non plus d’ailleurs n’a pas manqué l’occasion de bouder le film, au point que le film a à peine rentabilisé son budget de 110 millions de dollars sur le sol américain. Cependant Ghost Rider a tout de même une histoire qui ne tient pas sur un timbre-poste.

Après un prologue à l’époque de la conquête de l’Ouest sorti d’on ne sait où, on se retrouve avec Johnny Blaze (joué par Nicolas Cage vous l’aurez compris), un jeune motard qui vend son âme au diable pour que celui-ci empêche son père de mourir d’un cancer. Il ne meurt donc pas d’un cancer mais lors d’une cascade à moto et Johnny se plaint auprès de Méphistophélès. Ce dernier explique pourtant qu’il a rempli sa part du contrat et qu’il reviendra le chercher plusieurs années plus tard pour en faire son serviteur, le Ghost Rider. Ce qui arrive lorsque Blackheart, le fils maudit de Méphistophélès, vient sur Terre récupérer le contrat de San Vegenza datant du temps de la conquête de l’Ouest et qui permettrait ni plus ni moins que de faire revenir l’enfer sur Terre. Blackheart ne manque d’ailleurs pas l’occasion de menacer Roxanne, intérêt romantique de Johnny.

 

Le Ghost Rider du film… : 

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Quand on voit à quel point cette intrigue peut paraitre fumante, on se demande où est-ce que les producteurs ont trouvé l’idée de faire ce film. On apprend alors que Ghost Rider n’est pas du tout une idée originale mais est tiré d’un comics. Un comics Marvel qui plus est. Et dans les faits, le film est en plus relativement fidèle à son matériau de base concernant la trame narrative en général (concernant le contrat, la mort du père, etc.) même si de multiples détails ont été escamotés (dans le comics Johnny a été adopté et Roxanne est sa soeur adoptive). Cependant un autre aspect du comics a été respecté dans le film : l’apparence et les pouvoirs de Ghost Rider. On y voit donc un squelette enfourchant une moto à l’allure passablement démoniaque et aux roues enflammées, capable de plonger ses ennemis dans une sorte de folie qui leur fait revivre les péchés qu’ils ont commis. Car oui, si Ghost Rider est passablement diabolique, il n’en agit pas moins pour le bien (mais seulement la nuit bien sûr).

 

Et sa version comics nettement plus classe : 

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Toutes ces histoires à base de délires sataniques paraissent très kitsch, et pourtant le comics a rencontré un beau succès là où le film a échoué. Comment expliquer un tel fossé ? Le film est pourtant relativement fidèle à son matériau de base, et même si Nicolas Cage a mauvaise réputation (à tort ou à raison, on vous laisse juge) sa seule présence dans le rôle principal ne peut expliquer une telle déconvenue. En fait, le comics fonctionne à partir de cette trame narrative car il est justement un comics et que, même si cet aspect est moins connu du grand public, les comics ne dédaignent pas les histoires diaboliques au sens propre. À l’inverse, le film est resté très sérieux, mais en même temps relativement sage, sans jamais jouer à fond la carte du délire et de la surenchère propre au comics… Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché les producteurs de réaliser un second film, qui a lui aussi été un échec :p.

 

Quand on voit le matériau de base qu’est le comics Ghost Rider on se demande comment on peut se retrouver avec un film pareil… D’autant plus que là où le comics assume son côté kitsch, le film est d’un premier degré et d’un sérieux assez embarrassants. Quand on voit le résultat, on se rend compte que tous les comics ne sont pas bons à porter à l’écran si on est pas prêt à pousser le délire assez loin 😉 Et vous, le film Ghost Rider vous a-t-il vacciné de cette franchise ou seriez-vous prêt à lui donner une seconde chance en lisant le comics ?

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