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Cultiver votre jardin dans l’Union Européenne pourrait bientôt devenir un acte criminel

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Avoir un potager pourrait incessamment sous peu devenir un acte criminel. Un projet de loi proposé par la Commission européenne souhaite que la pousse, la reproduction ou la vente de semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales) deviennent illégales.

« Les jardiniers du dimanche qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées pourraient un jour être considérés comme des hors-la-loi », faisant de leur jardin une arme interdite ! La nouvelle loi viserait à réduire les risques de contamination par la nourriture : bactéries, produits chimiques, toxines naturelles ou artificielles, virus, parasites et autres agents pathogènes pour l’homme.

Contestée, la Commission balaie les critique et prend grand soin d’expliquer que les semences utilisées par des petites entreprises, des agriculteurs locaux ou des particuliers ne seront pas concernées, contrairement à celles utilisées par les industriels. Cependant les opposants ne décolèrent pas. Pour eux, « la Commission européenne balaie dix mille ans d’histoire agricole », dans la même lignée, un jeune internaute poste quelques mots à ce sujet : « Nous voulons rester libres de manger ce que nous voulons et ce que nous cultivons et libres de cultiver les variétés anciennes. » jugeant ces mesures parfaitement taillées pour les « poids lourds » de l’industrie semencière tels que Monsanto, Pionner et Sygenta.

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Sur RTL.Be on peut lire  :

Les eurodéputés verts promettent quant à eux de combattre une proposition « contreproductive et dangereuse » :  » La biodiversité est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisé dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole » , affirme José Bové.

Un avis partagé par ce même internaute (cf. ci-dessus) : « Monsanto cherche à privatiser, comme d’autres multinationales, les semences, ce qui mettrait en péril notre indépendance, notre souveraineté et notre sécurité alimentaire en tant que consommateur et producteur. On pourrait croire que cela touche seulement les agriculteurs, mais pas du tout. Ces multinationales font pression dans les plus hautes sphères politiques de l’Europe à tel point que les petits jardiniers belges pourraient se trouver dans l’illégalité de semer leur propre variété récoltée d’année en année. »

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Cette incrimination de la culture privée de légume profiterait entièrement à Monsanto, le géant américain d’agrochimie et des semences, se voyant remettre le plein contrôle de l’approvisionnement alimentaire. Ceci étant dit, le droit de jardiner chez soi ne fait-il pas partie d’une des libertés fondamentales? Et surtout, serait-il possible que le gouvernement parvienne vraiment à vous empêcher de cultiver votre jardin comme vous l’entendez ?

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— Erasme

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