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Découverte au Pérou d’une sépulture d’enfant exceptionnelle, vieille de 1 500 ans

Elle renfermait également la sculpture d’une divinité mi-homme mi-oiseau

Image d’illustration

Dans le nord du pays, des archéologues péruviens ont mis au jour une sépulture liée à la culture Moche, renfermant les restes d’un très jeune enfant ainsi qu’un ensemble inhabituel d’objets funéraires.

Des artefacts inhabituels

La culture Moche (ou Mochica) a prospéré le long de la côte nord de l’actuel Pérou, entre les IIIe et IXe siècles. Connue pour avoir édifié des structures monumentales et développé l’agriculture dans ce paysage désertique, grâce à des systèmes d’irrigation complexes, elle a également laissé derrière elle un artisanat riche, nous permettant d’en apprendre davantage sur la vie de ses membres en l’absence de traces écrites.

Mise au jour par Carlos Rengifo-Chunga, de l’université de Trujillo, et ses collègues, la tombe récemment découverte, que les chercheurs décrivent comme suffisamment grande pour accueillir la dépouille d’un individu adulte, s’ajoute aux dizaines de sépultures précédemment identifiées près du temple des Huacas de Moche, à quelques kilomètres du littoral pacifique.

Outre le squelette d’un enfant n’ayant pas plus de deux ans au moment de sa mort, dont le sexe reste à ce stade inconnu, l’équipe archéologique évoque deux objets en cuivre : un disque recouvrant le visage du défunt, interprété comme un masque mortuaire, et un artefact en forme de demi-lune placé à ses pieds.

Le reste du mobilier funéraire se compose d’une trentaine de céramiques typiques de cette culture préincaïque, avec deux vases ornés représentant des captifs la corde au cou, interprétés, sur la base de découvertes antérieures, comme des guerriers vaincus, destinés à être sacrifiés. Enfin, la sculpture d’une créature anthropomorphe dotée d’ailes et d’une queue d’oiseau, tenant dans ses mains un bouclier et une coupe, pourrait constituer un nouvel ajout au panthéon mochica.

Un très jeune membre de l’élite mochica

Décrivant un traitement funéraire élaboré, caractérisé par l’utilisation du cuivre, Rengifo-Chunga estime que cette sépulture datée du VIe ou du VIIe siècle de notre ère aurait accueilli la dépouille de l’enfant de membres éminents de la société locale.

Selon l’archéologue, l’iconographie des récipients enterrés avec les défunts reflétait généralement leur vie. Ce qui n’était vraisemblablement pas le cas ici. « Cela élargit notre vision des pratiques funéraires mochicas », estime-t-il.

Les différents artefacts font actuellement l’objet d’un examen approfondi par les équipes du musée Santiago Uceda Castillo, qui pourrait notamment révéler si la créature mi-homme mi-oiseau représente une forme supplémentaire d’un dieu mochica connu, ou une divinité inédite.

Précédemment, des archéologues avaient mis au jour la tombe d’une puissante figure féminine appartenant à cette culture pré-inca.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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