
De nombreux volcans sont connus pour leurs longues périodes de sommeil et leurs réveils explosifs. Le Stromboli présente un profil bien différent : une activité éruptive quasi-ininterrompue depuis plus de 2 000 ans.
Le « phare de la Méditerranée »
Situé sur l’île du même nom, au nord de la Sicile, le Stromboli culmine à 924 mètres. La première éruption documentée de ce stratovolcan remonte à 350 avant notre ère. Depuis, le « phare de la Méditerranée » n’a quasiment jamais cessé de se manifester, avec des gerbes incandescentes, souvent comparées à des feux d’artifice, illuminant le ciel nocturne.
D’intensité modérée la grande majorité du temps, l’activité de surface du volcan implique la projection de matériaux volcaniques à quelques dizaines, voire centaines, de mètres, ainsi que des coulées de lave.
Lorsque ces événements « stromboliens » laissent leur place à des éruptions plus violentes, les conséquences peuvent être dramatiques, comme l’a montré une période d’activité inhabituellement soutenue et durable du géant italien entre mai 1910 et juillet 1931.
Éruptions violentes
Le 22 mai 1919, une violente explosion a entrainé la chute de blocs massifs de roche basaltique sur les parties habitées de l’île, ainsi que des incendies et un tsunami. Ce jour-là, quatre personnes ont trouvé la mort, des dizaines blessées, et une vingtaine de maisons détruites.
Onze ans plus tard, le Stromboli a connu sa plus forte éruption au cours du XXe siècle. Caractérisée par la formation d’un colonne éruptive de 2,5 kilomètres de haut, des pluies de débris pesant jusqu’à 30 tonnes et le déferlement de nuées ardentes, elle a coûté la vie à six individus.
En dépit des risques évidents, près de 800 personnes vivent sur les pentes de l’île volcanique. Si celle-ci a abrité jusqu’à 4 000 âmes durant l’Antiquité, les preuves d’occupation humaine les plus anciennes remontent au Néolithique.
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