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Portrait de l’écrivain Stephen King, le grand maître de l’horreur au succès international

Plongez dans la vie fascinante d'un écrivain hors norme

Depuis sa carrière de professeur à écrire la nuit après le travail, Stephen King a parcouru beaucoup de chemin. Plus de cinquante livres plus tard, il est en effet devenu l’un des auteurs contemporains les plus célèbres de la planète, avec des ventes dépassant les trois cent cinquante millions. Une popularité qu’il doit énormément aux nombreuses adaptations cinématographiques de ses œuvres. Ces dernières sont souvent empreintes d’horreur et de réalisme magique, où un élément surnaturel vient perturber une vie ordinaire. Portrait d’un écrivain hors du commun.

Stephen Edwin King est né à Portland dans le Maine (nord-est des États-Unis) en septembre 1947. Peu après son deuxième anniversaire, son père prétend « sortir acheter un paquet de cigarettes » et ne revient jamais. Stephen et son frère David seront élevés seuls par leur mère, souvent dans une situation financière périlleuse. C’est en fouillant dans le grenier avec son frère qu’il va découvrir son destin d’écrivain.

bunkosquad / Michael Femia / Flickr

En soulevant tout un tas d’affaires, il tombe sur un livre appartenant à son père : une collection de nouvelles de H. P. Lovecraft. Selon King, il a immédiatement su en lisant ce livre qu’il était « chez lui ». L’horreur et le mystère seraient au cœur de sa vie pour le restant de ses jours.

L’HORREUR ET LE MYSTÈRE SERAIENT AU CŒUR DE SA VIE POUR LE RESTANT DE SES JOURS

Après une dizaine de déménagements, sa mère revient dans le Maine pour s’occuper de ses parents dans leurs dernières années et Stephen poursuit ses études jusqu’à rejoindre l’université du Maine où il écrit pour le journal du campus. Il obtient son diplôme en littérature anglaise puis passe le concours pour devenir professeur de lycée.

Dans la même année, il fait son premier enfant, Naomi, avec Tabitha Spruce qui deviendra sa femme l’année suivante et qui lui donnera deux autres enfants : Joe et Owen. Alors qu’il enseigne, il trouve un peu de temps le soir pour écrire des histoires, et en fait publier quelques-unes. Son premier roman, Carrie, a d’abord terminé à la poubelle avant que sa femme l’encourage à tenter de le faire publier.

À l’origine, Carrie avait fini à la poubelle

Une bien bonne décision puisque le livre sera à l’origine de son succès. Carrie est une jeune lycéenne qui utilise ses nouveaux pouvoirs pour se venger de ceux qui la tourmentent, mais cause en même temps une catastrophe bien plus grande qu’elle. Peu après la sortie du livre, la mère de King meurt et emporte ce dernier dans un alcoolisme dont il ne sortira que quelques années plus tard.

LES COUPS DE MAÎTRE S’ENCHAÎNENT

Les coups de maître s’enchaînent pourtant avec Salem en 1977 et, bien sûr, Shining en 1979. A la fin des années 70, il commence à écrire une ébauche de son cycle de La Tour sombre qui compte huit livres et qui mélange l’atmosphère du Wild West américain avec une dimension épique calquée sur la Terre du Milieu de J. R. R. Tolkien.

Illustration pour le premier tome de son cycle de La Tour sombre

L’écriture de King utilise beaucoup de métaphores qui s’étalent sur la longueur du récit, comme dans La Ligne verte où le personnage de Coffey agit comme une représentation de Jésus alors que l’action se déroule dans le couloir de la mort d’une ancienne prison. Ces métaphores sont presque toujours empreintes de réalisme magique, où le lecteur est plongé dans une vie ordinaire jusqu’à ce qu’un concept surnaturel change le récit de façon dramatique.

On le décrit souvent comme un maître de l’horreur, car la plupart de ses livres font frissonner ses lecteurs depuis maintenant plus de quarante ans. Mais ce qui est intéressant, c’est sa capacité à utiliser l’horreur pour donner une vue d’ensemble du bien et du mal, de l’ordre et du chaos, de l’ordinaire et du surnaturel. Un dualisme ou manichéisme qui n’est cependant jamais attendu et se comprend petit à petit, après avoir eu peur pendant quelques dizaines ou centaines de pages.

© Hawk Films / Peregrine / Stanley Kubrick – L’adaptation de Shining au cinéma par Stanley Kubrick

Si Stephen King a réussi à effrayer sur le papier, la puissance narrative de ses histoires s’est aussi transposée sur le grand écran. Carrie, son premier roman, est devenu un thriller culte électrifiant. Shining, le chef-d’oeuvre de Stanley Kubrick, est devenu l’un des films les plus connus de l’histoire du cinéma, notamment grâce à la brillante interprétation de Jack Nicholson.

STEPHEN KING N’EST PAS UNIQUEMENT CAPABLE DE FAIRE PEUR

Et comment ne pas parler des adaptations des romans de King sans parler de Ça. Le roman publié en 1986 est adapté en 1990 avec le clown Pennywise qui reste l’un des personnages les plus terrifiants jamais vus à l’écran. Mais Stephen King n’est pas uniquement capable de faire peur, que ce soit dans ses romans ou ses films. L’un des meilleurs exemples est Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank devenu Les Évadés une fois au cinéma en 1994. L’une de ces histoires qu’il est impossible de laisser tomber une fois commencées, et qui résume parfaitement ce que l’on ressent lorsque l’on commence la majorité des livres de Stephen King.

Influencé par H. P. Lovecraft dès l’enfance, Stephen King se met en quête de devenir écrivain. Ses histoires sont devenues des piliers de la culture américaine, que cela soit dans la littérature ou au cinéma. Un héritage à partir duquel il continue de construire sa bibliographie impressionnante, certaine de s’intégrer naturellement à la postérité. Stephen King est devenu l’un des auteurs les plus populaires au monde grâce à sa capacité à publier coup de maître sur coup de maître, que ce soit dans le genre de l’horreur, du surnaturel ou tout simplement de la bonne littérature.

Par Florent, le

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