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Bien que bourrés de romances, ces mangas ne sont pas destinés aux filles mais aux garçons !

Vous connaissez probablement ce qu’est le shonen, ce type de manga dont le public ciblé est principalement masculin, et le shoujo, son pendant inverse. Mais saviez-vous qu’un sous-genre du shonen fut pris, lors de sa commercialisation en Occident, pour un shoujo ? On parle bien sûr du pantsu, cette branche du shonen fait de comédies romantiques avec pour personnage principal un garçon entouré de jolies filles, avec bien sûr quelques scènes semi-érotiques. SooGeek vous en dit un peu plus.

Shoujo, shonen, seinen… Tous sont des appellations de types de mangas pour désigner le public principal auquel ce manga est destiné, et annonce grossièrement le genre dudit manga. Et bien sûr, il y a de multiples sous-genres qui correspondent aux goûts de chacun et chacune. Et, lors de la commercialisation en Occident, certains éditeurs ayant un peu de mal avec toutes ces appellations et ces genres ont juste totalement inversé le public ciblé par rapport au Japon. C’est ce qui s’est passé avec les mangas pantsu, sous-genre du shonen.

Love Hina, le manga pur pantsu

Keitar? Urashima, 20 ans, essaie tant bien que mal d’intégrer la prestigieuse T?dai, afin de tenir la promesse qu’il a faite à une fille quinze ans plus tôt. Chose qui ne se révèle pas aisée : il a échoué deux fois au concours d’entrée et ne se souvient même plus du prénom de la jeune fille et encore moins à quoi elle ressemble. Suite à son expulsion de la maison familiale par ses parents, Keitar? espère pouvoir être hébergé par sa grand-mère qui possède une auberge traditionnelle, l’Hôtel Hinata, dont il garde de bons souvenirs d’enfance. Mais il ignore que depuis, l’hôtel est devenu une pension pour jeunes filles…

 

 

Mais certains d’entre vous doivent se demander qu’est-ce que cette chose que le pantsu ? Le pantsu (venant de l’anglais « pants ») désigne un genre de comédie romantique où figure un héros masculin généralement maladroit et peu populaire entouré d’une myriade de jolies filles, pour une raison ou une autre. On y trouve peu de seconds rôles masculins, généralement encore pire que le héros principal pour le mettre en valeur ou un second rôle qui fait de l’ombre au héros et qui lui offre des défis à surmonter pour impressionner les demoiselles. Les filles sont généralement des clichés à part entière (le fille gourmande, la fille studieuse et sérieuse, la gamine énervante, l’excentrique joyeuse et positive…) pour que le lecteur puisse en trouver une à son goût, et elles tournent toutes autour du héros si ce n’est qu’elles le convoitent.

En général le héros a une préférence notable pour l’une d’entre elles qui se dégage un peu des autres, mais cette romance se concrétise rarement, généralement à cause d’une suite de quiproquos, des autres filles et/ou de la fille elle-même (par refus de ses propres sentiments, simplement parce qu’elle ne s’en rend pas compte ou encore parce qu’elle est trop timide). Bien sûr ce genre de série est bourrée de fan service avec la maladresse du héros qui le propulse dans des situations embarrassantes, la plupart du temps sur une fille nue ou en train de se changer et des visuels sur des filles en petites tenues un peu partout dans l’histoire. Et beaucoup de tapage sur le héros par le reste des nanas pour diverses raisons (on est quand même dans un shonen je vous rappelle).

 

AI non-stop

K?be Hitoshi, jeune garçon impopulaire et petit génie d’informatique, passe son temps à concevoir des programmes d’intelligence artificielle (IA ou « Artificial Intelligence » soit « AI » en anglais) avec des avatars ressemblant trait pour trait aux jeunes filles de ses rêves. Un jour, Satie alias programme numéro 30 passe du monde virtuel au monde réel et va radicalement faire basculer la vie de notre héros.

 

 

Du fait qu’il n’y ait pas de combats (comme il est de norme dans les shonen), les présence de tant de féminité et le côté comédie romantique ont induit les premiers éditeurs occidentaux à penser que les mangas de ce genre étaient destinés à un public féminin, alors qu’au Japon ce n’étais pas le cas. Ces mangas aux scènes parfois osées ont été largement commercialisés pour un public féminin… Heureusement, cette erreur a été rectifiée et ces mangas entrent dans la catégorie ecchi et harem.

 

Ichigo 100%

Junpei Manaka est un jeune collégien, féru de cinéma. En se rendant sur le toit de son collège, comme chaque soir, il surprend une superbe jeune fille dont il tombe aussitôt amoureux. Mais celle-ci s’enfuit et le seul indice pour la retrouver est le motif de sa culotte : des fraises (ichigo). Son premier choix se porte sur la fille la plus populaire du collège, Tsukasa Nishino, qui pretend porter ce genre de sous-vêtements. Mais très vite, il découvre qu’une autre fille porte aussi une culotte avec des fraises… Commence alors sa quête afin de découvrir qui est la fille dont il est réellement amoureux.

 

Negima

Negi Springfield est un jeune garçon venant de terminer sept ans d’études de magie, qui part au Japon afin de devenir magicien accompli. Sa mission ? Etre professeur d’anglais dans une classe du collège Mahora, la 2-A (classe de 4e en France). Il va alors apprendre qu’être professeur dans une classe de filles n’est pas toujours de tout repos… Ce manga est un peu particulier car il mélange plusieurs genres, notamment car il y a des scènes de combat mais entre néanmoins dans cette catégorie.

 

 

Considérant le nombre de genres et de sous-genres dans le manga, il n’est pas étonnant de voir que même les éditeurs s’y perdent. Maintenant reclassé sous l’appellation de pantsu, d’ecchi et/ou de harem, ce genre a trouvé son public, et le bon cette fois. Et vous, avez-vous un type de manga que vous appréciez particulièrement ?

Par Helia Ricard, le

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