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Ces pièces d’or n’étaient pas faites pour acheter… mais pour parler aux dieux

Vous découvrirez comment des archéologues ont mis au jour deux pièces d’or celtiques vieilles de 2200 ans à Arisdorf. Ces artefacts rarissimes, trouvés dans un marécage suisse, offrent un regard neuf sur les rites religieux antiques. Cette trouvaille exceptionnelle confirme l’importance du patrimoine archéologique local.

Deux pièces d’or celtiques anciennes, partiellement enfouies dans la tourbe humide d’un marécage, avec en arrière-plan une forêt brumeuse et des outils d’archéologue.
Deux monnaies d’or celtiques vieilles de 2200 ans reposant dans la tourbe d’un marais sacré suisse, révélées par des archéologues bénévoles dans une ambiance mystérieuse et spirituelle. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Des bénévoles découvrent deux pièces d’or celtiques à Arisdorf au printemps 2025 lors de fouilles en forêt

Sachez qu’au printemps 2025, Wolfgang Niederberger et Daniel Mona ont exploré le site de Bärenfels. Ces bénévoles mandatés travaillaient sous la direction d’Archäologie Baselland. Ils ont utilisé des détecteurs de métaux pour sonder ce terrain forestier. Leurs efforts ont permis d’extraire deux monnaies d’or exceptionnelles.

En effet, le secteur de la commune d’Arisdorf était déjà surveillé par les experts locaux. Un dépôt de monnaies en argent y avait été identifié en 2023. Cette nouvelle trouvaille confirme la richesse historique de cette zone humide. Les objets reposaient dans le Bärenfelser Moor, un environnement marécageux spécifique.

Des pièces d’or celtiques à Arisdorf identifiées comme des types Gamshurst et Montmorot par les numismates

L’Inventaire des monnaies trouvées en Suisse a analysé ces pièces avec précision. La première est un statère de type Gamshurst pesant exactement 7,8 grammes. Cette monnaie provient initialement de la zone rhénane. Elle témoigne des échanges intenses entre les peuples celtes durant le IIIe siècle avant notre ère.

La seconde pièce est un quart de statère de type Montmorot de 1,86 gramme. Ce modèle circulait principalement dans l’est de la France actuelle. Selon les spécialistes, seulement une vingtaine d’exemplaires similaires existent en Suisse. Cette rareté souligne la valeur historique inestimable de cette découverte pour le pays.

Ainsi, ces objets monétaires illustrent parfaitement la diversité des influences culturelles. Les Celtes utilisaient ces pièces comme des symboles de prestige social. Elles ne servaient pas aux échanges quotidiens mais marquaient le pouvoir des élites. Ces monnaies d’or servaient probablement lors de transactions diplomatiques ou de dots.

Comment Philippe II de Macédoine a influencé le style des pièces d’or celtiques d’Arisdorf au IIIe siècle

L’iconographie de ces pièces s’inspire des modèles de Philippe II de Macédoine. On observe la tête du dieu Apollon sur l’avers de ces monnaies. Le revers montre un char à deux chevaux, nommé biga. Cependant, les artisans celtes ont réinterprété ces motifs grecs avec une grande liberté artistique.

Deux faces d’un statère d’or celtique de type Gamshurst découvert à Arisdorf, représentant une tête stylisée d’Apollon et un char tiré par deux chevaux gravé avec des formes abstraites.
Recto-verso d’un statère celtique en or retrouvé dans un marais sacré d’Arisdorf en 2025, orné d’un portrait stylisé d’Apollon et d’un char celtique — © Archäologie Baselland

De plus, les graveurs ont privilégié une forme d’abstraction typique de leur culture. Les traits du visage deviennent des lignes schématiques et géométriques. Cette évolution marque la naissance d’une identité visuelle propre aux peuples celtes. Cette réappropriation symbolique distingue nettement leur art du réalisme méditerranéen classique de l’époque.

Pourquoi ces pièces d’or celtiques à Arisdorf ont été déposées dans un marécage sacré il y a 2200 ans

Le lieu de la découverte oriente les chercheurs vers une interprétation spirituelle. Selon les archéologues cantonaux, le dépôt dans un marécage suggère un geste rituel. Dans la culture celtique, les milieux humides servaient souvent de points de contact avec les divinités. Ces lieux étaient considérés comme des espaces sacrés majeurs.

D’après les experts d’Archäologie Baselland, ces pièces pourraient représenter des offrandes rituelles. Les fidèles cherchaient ainsi à obtenir une protection divine ou à honorer un vœu. Ce comportement religieux était fréquent chez les populations de l’Âge du Fer. L’absence de maisons à proximité renforce cette théorie scientifique.

Vous pouvez ainsi percevoir la monnaie ancienne sous un angle nouveau. Elle n’était pas seulement un outil économique pour les anciens Celtes. Elle constituait aussi un objet de culte essentiel à leur vie sociale. En conclusion, ces deux pièces d’or enrichissent notre compréhension des croyances ancestrales.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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