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Les hommes LGBT et bi ne seront plus victimes de discrimination pour le don du sang

Depuis 2016, les hommes gays ou bi peuvent donner leur sang, mais à condition d'avoir été abstinents pendant 4 mois

— Olena Yakobchuk / Shutterstock.com

C’est une large victoire pour les hommes homosexuels et bisexuels : ils peuvent désormais donner leur sang, et sans avoir à subir de délai d’abstinence. Depuis 2016, c’est en effet ce à quoi ils étaient condamnés.

Comme nous l’apprend Komitid, les hommes gays et bi peuvent désormais donner leur sang sans restrictions. C’est un grand pas en avant, car ils étaient jusqu’à présent contraints de respecter un délai de 4 mois d’abstinence. Cette discrimination avait été décidée en 1983, où les hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes étaient purement et simplement exclus du don de sang, à cause de ce qu’on pensait être un risque plus important de leur part de transmettre le sida. En 2016, le don de sang leur a été ouvert, mais à condition de réaliser une période d’abstinence d’un an, réduite à 4 mois en juillet 2019.

Hervé Saulignac, du Parti socialiste (PS), coraporteur de cet amendement, s’est réjoui : « Les critères de sélection du donneur ne peuvent être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles. » Matthieu Orphelin, ex-député LREM, aujourd’hui Écologie démocratie solidarité (EDS), a tweeté : « Fier d’avoir cosigné et voté à l’instant en commission spéciale bioéthique l’amendement d’Hervé Saulignac visant à supprimer le délai d’abstinence sexuelle imposé aux homosexuels et bisexuels pour le don du sang. »

Cet amendement s’inscrit dans le projet de loi bioéthique examiné en deuxième lecture depuis le 29 juin. Ils en ont profité pour adopter un amendement qui autorise le don de gamètes entre 2 femmes au sein d’un même couple, en cas d’infertilité de l’une d’elles. Ils ont également prévu que la recherche d’un donneur aux caractéristiques proches ne puisse être possible qu’avec l’accord du couple de femmes concerné. Enfin, avec cet amendement, les parents « sont incités à anticiper et à créer les conditions qui leur permettront d’informer l’enfant, avant sa majorité, qu’il est issu d’un don ».

Par Marine Guichard, le

Source: Komitid

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