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Aujourd’hui, les intelligences artificielles sont de plus en plus présentes pour faciliter le calcul d’algorithmes et mettre en exergue les possibilités de demain. Et depuis quelque temps, l’industrie pharmaceutique pense de plus en plus à se servir d’IA dans la conception d’actifs médicamenteux. En effet, une start-up britannique, Exscientia, a réussi à créer un médicament pour traiter les troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Et ce médicament, imaginé par une IA, devrait être testé très prochainement sur des êtres humains.

Exscientia a donc travaillé avec une entreprise pharmaceutique japonaise, Sumitomo Dainippon Pharma, pour créer le DSP-1181. Ce médicament visant à traiter les TOC est le résultat des calculs de la plateforme d’Exscientia, Centaur Chemist™ Intelligence artificielle. De plus, l’entreprise pharmaceutique japonaise a pu apporter son expertise dans la découverte de médicaments récepteurs couplés aux protéines G (RCPG).

Les deux entreprises ont ainsi réduit le temps de création et de synthétisation d’un nouveau médicament. En effet, il leur a fallu seulement 12 mois, alors que cela prend en moyenne 4 ans et demi en utilisant « des techniques de recherche conventionnelles ». Un véritable exploit. Le médicament a été créé en « utilisant des algorithmes qui ont passé au crible les composés potentiels, en les comparant à une énorme base de données de paramètres ». Les tests devraient être lancés d’ici mars au Japon.

Cependant, cet exploit amène son lot de questions, voire de septiques, tout comme Derek Lowe, chimiste spécialisé dans la découverte de médicaments pré-cliniques. Effectivement, le chimiste émet un doute dans Science Translation Medicine. Selon lui, il n’existe « pas assez d’informations fiables pour alimenter même le plus grand logiciel d’intelligence artificielle au monde pour permettre de prédire ce qui se passera dans des conditions comme le TOC, la dépression, l’anxiété et d’autres conditions psychiatriques humaines de haut niveau ». Et cela peut être un problème. 

Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si les tests seront concluants ou non. Mais cela pourrait bien être aussi une bonne nouvelle dans les traitements des troubles neurologiques et psychiatriques.

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