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Combien de temps un oiseau peut-il voler sans se poser ?

Les champions de la discipline pèsent une quarantaine de grammes seulement

Apus apus en vol — © Marton Berntsen / Wikimedia Commons

De nombreuses espèces d’oiseaux sont réputées pour leurs migrations remarquablement longues. En terme de temps passé dans les airs, le champion incontesté reste le martinet noir.

Les prousses migratoires d’Apus apus

Dès les années 1970, l’ornithologue gallois Ronald Lockley s’était intéressé aux prouesses migratoires d’Apus apus. Il a toutefois fallu attendre 2016 pour qu’une étude publiée dans la revue Current Biology révèle les secrets de ces oiseaux, pesant une quarantaine de grammes seulement.

Pour ce faire, les chercheurs ont équipé 13 spécimens adultes de minuscules capteurs, qui ont offert un aperçu sans précédent de leur activité lors de leurs migrations saisonnières entre la Suède et le sud du Sahara.

Comme ils le soupçonnaient, l’analyse des données collectées a révélé qu’ils passaient l’essentiel de leur temps dans le ciel, ne se posant que deux mois par an pour se reproduire. Trois des individus étudiés n’ont pas touché terre durant leurs périodes de migration de dix mois, tandis que les brèves haltes recensées pour le reste du groupe ne représentaient pas plus de 0,5 % de ce temps.

Il s’est également avéré que l’ensemble des oiseaux concernés par ces pauses avaient fraîchement acquis de nouvelles plumes, suggérant que la mue constitue un indicateur de leur état général et de leur charge parasitaire.

Jeune martinet noir — © Banjau / Wikimedia Commons

Vol optimisé

Selon l’équipe, le corps aérodynamique et les ailes longues et étroites des martinets noirs en font d’excellents planeurs, ce qui leur permet d’économiser de précieuses forces. En vol, leurs « collations » se résumeraient à des insectes.

Anders Hedenström et ses collègues pensent que de courtes siestes quotidiennes permettraient à Apus apus de « recharger ses batteries ». « Au crépuscule et à l’aube, ils s’élèvent à une altitude comprise entre deux et trois kilomètres », écrivent-ils. « Il est donc possible qu’ils s’assoupissent durant leur lente descente. »

Pour accomplir leurs migrations record, dépassant dans certains cas les 13 000 kilomètres, les barges rousses pratiquent quant à elles l’autophagie.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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