L’aiguille symbolique avance et se rapproche dangereusement du seuil ultime. Les responsables du Bulletin of the Atomic Scientists ont fixé l’horloge de l’apocalypse à 85 secondes avant minuit. Face à l’urgence climatique et technologique, ce signal fort constitue une mise en garde sans précédent sur la fragilité du monde actuel.

Depuis 1947, un symbole scientifique devenu baromètre mondial pour évaluer les menaces existentielles qui pèsent sur l’humanité
Cet indicateur n’est pas une horloge ordinaire, mais une métaphore conçue par des physiciens. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Bulletin of the Atomic Scientists mesure chaque année la distance nous séparant d’une catastrophe globale, d’abord centrée sur le risque nucléaire.
Avec le temps, le champ d’analyse s’est élargi à d’autres menaces majeures. L’indicateur intègre désormais les dérives technologiques incontrôlées et la crise environnementale, faisant de ce cadran un outil global pour lire nos vulnérabilités face aux dangers créés par l’humanité.
En 2026, l’accumulation de crises géopolitiques sans précédent rapproche l’aiguille d’un niveau jamais atteint auparavant
L’année 2026 constitue un point de bascule préoccupant selon les experts du Bulletin. Les tensions entre puissances nucléaires atteignent un niveau rarement observé, tandis que les mécanismes diplomatiques traditionnels peinent à contenir une rivalité de plus en plus frontale.
Ce contexte explique le réglage à une minute et vingt-cinq secondes de minuit. Les accords de désarmement se fragilisent, augmentant le risque de conflit armé, accidentel ou intentionnel, une situation qui a conduit les scientifiques à actionner cette alerte solennelle.
Climat hors contrôle et intelligence artificielle militaire renforcent désormais les scénarios de risques globaux extrêmes
Au-delà du nucléaire, le dérèglement climatique agit comme un multiplicateur de menaces. Les températures mondiales dépassent des seuils critiques, entraînant des catastrophes naturelles plus fréquentes, tandis que l’inaction politique limite les capacités de réponse collective.
Parallèlement, l’essor rapide de l’intelligence artificielle non encadrée inquiète la communauté scientifique. Son usage croissant dans les systèmes de défense soulève des enjeux éthiques majeurs. Certains experts alertent sur le risque de facilitation de nouvelles armes biologiques, complexifiant encore l’équation sécuritaire.
Cette période se distingue par l’imbrication de ces dangers. La convergence des risques technologiques et environnementaux crée des effets en chaîne, où une crise peut en déclencher une autre, réduisant les marges de réaction avant un point critique.
Coopération mondiale et décisions politiques fortes : les leviers identifiés pour éloigner l’humanité du seuil de minuit
Minuit n’a pas encore été atteint et ce constat ne relève pas d’une fatalité. L’annonce vise avant tout à provoquer une prise de conscience collective. Des marges d’action subsistent pour ralentir la course aux armements et restaurer des canaux diplomatiques crédibles.
Les scientifiques appellent à une mobilisation internationale coordonnée. Il devient nécessaire d’encadrer strictement les technologies à risque par des accords solides et d’accélérer la transition énergétique, afin de réduire les menaces climatiques et géopolitiques.
Chaque seconde éloignée de minuit constitue un progrès tangible. L’espoir demeure si dirigeants et citoyens admettent que la responsabilité est collective. Le compte à rebours continue, mais son rythme peut encore être freiné.
Par Eric Rafidiarimanana, le
Étiquettes: Dangers mondiaux, technologie
Catégories: Actualités, Société