2026 marque un virage décisif pour les énergies renouvelables. Panneaux solaires dernière génération, batteries ultra-endurantes : la technologie franchit un cap. Voici comment ces alternatives aux énergies fossiles changent concrètement la donne.

Des panneaux solaires hybrides à pérovskite qui captent mieux la lumière bleue et boostent le rendement global
Les panneaux en silicium plafonnent : difficile de dépasser les 25 % de rendement. Désormais, les chercheurs y superposent une couche de pérovskite, capable de capter la lumière bleue du spectre solaire.
Cette combinaison de matériaux change la donne. Selon une étude récente, le rendement grimpe à 34 %. Ces modules nouvelle génération arrivent bientôt sur le marché, promettant un solaire plus performant, plus compact, et même transportable.
Des batteries fer-air capables de stocker jusqu’à 100 heures pour fiabiliser l’énergie renouvelable
Le stockage reste le point faible des énergies renouvelables. Les batteries lithium-ion tiennent trop peu. La technologie fer-air apporte une réponse de fond : elle peut stocker l’électricité jusqu’à 100 heures d’affilée.
Form Energy lance cette année sa production industrielle. L’entreprise accélère pour répondre à la demande mondiale. Ces systèmes robustes ouvrent la voie à des énergies renouvelables stables, capables de remplacer les centrales fossiles.
Le sodium-ion comme levier de stockage plus sûr, moins cher et sans dépendance aux métaux rares
Une autre révolution s’annonce dans le secteur des batteries. Le sodium-ion séduit par sa sécurité et son coût réduit, face aux modèles lithium largement dominants aujourd’hui.
CATL, poids lourd du secteur, lance la production de masse de ses batteries Naxtra. Résultat : des prix en baisse rapide, pour une technologie bientôt accessible à tous, sans compromis sur la sécurité.
Le sodium, abondant et facile à extraire, réduit notre dépendance aux métaux rares. Cette voie garantit une indépendance stratégique durable face aux marchés volatils des matières premières.
Unity-2 : un projet pour recycler le tritium et débloquer le potentiel illimité de la fusion nucléaire
La fusion nucléaire reste le Graal de l’énergie propre. Mais un obstacle majeur persiste : le manque de tritium, isotope rare. À ce jour, seuls quelques kilos sont produits chaque année, loin des besoins des réacteurs.
Un réacteur peut nécessiter jusqu’à 60 kilos par an. Pour combler ce manque, un projet ambitieux voit le jour : Unity-2. Mené par des laboratoires canadiens et Kyoto Fusioneering, il vise à créer une boucle fermée de recyclage du tritium.
Ce système permettrait un recyclage sans perte du combustible. Une avancée déterminante pour libérer le potentiel d’une énergie propre, sûre et sans carbone à l’échelle mondiale.
Par Eric Rafidiarimanana, le
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