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Le « chaudron de la mort » canadien, ce cône de glace de 50 mètres de haut qui se forme chaque hiver

Il vaut assurément le détour

— © Alan D. Wilson / Wikimedia Commons

Chaque hiver, un cône de glace massif se forme au pied des chutes Helmcken, dans l’ouest du Canada. Un phénomène naturel qui attire aussi bien les touristes que les grimpeurs chevronnés.

Les chutes Helmcken

Quatrième plus haute chute du pays, Helmcken Falls se trouve au cœur du parc provincial Wells Gray, en Colombie-Britannique. Alimentée par la rivière Murtle, elle se dresse à environ 141 mètres au-dessus d’un bassin, du moins durant la période estivale.

En hiver, un « chaudron de la mort » se forme à son pied. Notamment mentionné par le grimpeur Will Gadd, qui s’est illustré en 2014 en ouvrant la voie Overhead Hazard, ligne de 200 mètres sur l’une des parois glacées de la cascade.

« J’ai choisi ce nom en raison des gigantesques chandelles de glace qui pendent au-dessus de vous lorsque vous évoluez au pied de la cascade », avait-il expliqué au National Geographic. « Vous devez constamment lever la tête pour vous assurer que vous ne trouvez pas juste en dessous. Elles se détachent régulièrement, pèsent autant qu’un bus et vous écraseraient assurément. »

Si le cône de glace se formant à la base des chutes Helmcken s’élève généralement à une cinquantaine de mètres de hauteur, lors d’hivers particulièrement rigoureux, il peut dépasser les 70 mètres. Il atteint généralement sa taille maximale entre janvier et février. Courant mars, il commence à s’affaisser progressivement. Ses vestiges restent parfois visibles jusqu’en juin.

Un haut lieu touristique et de biodiversité

Souvent décrit comme le « parc des chutes d’eau du Canada », Wells Gray en abrite une quarantaine. On en dénombre six pour la rivière Murtle, qui serpente à travers des sols volcaniques.

Dans le cas des chutes Helmcken, une plateforme d’observation accessible aux fauteuils roulants permet de les admirer en toute sécurité. Différents sentiers permettent d’atteindre les bords du canyon.

Le parc provincial canadien est également réputé pour sa biodiversité, avec notamment des populations d’orignaux visibles toute l’année. Entre le printemps et l’automne, il est recommandé de redoubler de prudence en raison de la présence d’ours noirs et de grizzlis.

Pas besoin de changer de continent (ou de pays) pour admirer des chutes d’eau spectaculaires : la France en possède également son lot.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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