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Les excréments des poissons stockent 1,65 milliard de tonnes de carbone chaque année

Cela démontre leur rôle indispensable dans l'équilibre du cycle du carbone

— Lotus_studio / Shutterstock.com

Les poissons sont des éléments très importants de l’écosystème terrestre. En plus de contribuer à la chaîne alimentaire, ils contribuent également à maintenir l’environnement plus propre et plus sain. Selon une nouvelle étude, les poissons à eux seuls contribuent à l’élimination de 1,65 milliard de tonnes de carbone chaque année.

Une étude encore incomplète, mais importante pour la compréhension de l’importance des poissons

Jusqu’à présent, les scientifiques ont une compréhension assez limitée du rôle que jouent les poissons dans le cycle mondial du carbone. Une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université Rutgers apporte plus d’informations sur le sujet. Selon l’étude publiée dans la revue Limnology and Oceanography, les poissons stockent 1,65 milliard de tonnes de carbone par an dans leurs déjections, leur respiration et leurs autres excrétions. En perspective, cela représente environ 16 % de la quantité totale de carbone qui descend sous les couches supérieures de l’océan.

Cette information est importante dans la mesure où cela signifie que les poissons sont d’importants régulateurs du carbone en dessous et au-dessus des océans. Or, même si les poissons ne figurent pas tous dans la liste des espèces menacées, la pollution, le réchauffement des eaux ainsi que la surpêche peuvent avoir des impacts inattendus sur la population mondiale de poissons et perturber l’équilibre délicat du cycle du carbone. Pour mieux comprendre le risque, des recherches supplémentaires sont encore nécessaires sur l’abondance absolue des poissons, leur biomasse collective et leur rôle dans le transport du carbone.

Quoi qu’il en soit, cette étude est déjà un grand pas en avant. « Notre étude est la première à examiner l’impact des poissons sur le flux de carbone », a déclaré l’écologiste océanique Grace Saba, auteure principale de l’étude, à Phys.org. Elle a expliqué que l’étude constitue un premier pas important dans les futures études à mener pour comprendre l’impact de l’écosystème marin sur la régulation des gaz à effet de serre. De nombreux facteurs, comme la migration des poissons ou le mélange des eaux océaniques, seront notamment à prendre en compte pour ces futures études.   

― Rich Carey / Shutterstock.com

Les poissons aussi importants que le plancton dans le cycle du carbone

Quant à savoir comment les poissons arrivent à absorber autant de carbone, c’est essentiellement grâce au phytoplancton. En fait, le dioxyde de carbone absorbé par l’océan est absorbé par des algues de surface : le phytoplancton. Ces algues peuvent rester à la surface et être consommées par les poissons, ou couler dans les profondeurs aquatiques où elles peuvent être utilisées par des organismes qui habitent les fonds marins. La transformation du dioxyde de carbone et des nutriments en carbone, son naufrage et sa décomposition au fond de l’océan sont connus sous le nom de pompe biologique à carbone.

« Le carbone qui se fraye un chemin sous la couche ensoleillée est séquestré, ou stocké, dans l’océan pendant des centaines d’années ou plus, selon la profondeur et l’emplacement où le carbone organique est exporté. Ce processus naturel se traduit par un puits qui agit pour équilibrer les sources de dioxyde de carbone », a expliqué Grace Saba. Au final, les chercheurs ont estimé que la contribution des poissons au cycle du carbone pourrait égaler celui du zooplancton, a rapporté Science Alert.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: earth.com

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