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De récentes recherches ont mis en évidence des marques génomiques distinctives suggérant qu’une épidémie majeure de coronavirus a frappé les populations humaines d’Asie de l’Est il y a 25 000 ans environ.

« Le génome humain moderne contient des informations remontant à des dizaines de milliers d’années »

Parue dans la revue Current Biology, cette nouvelle étude s’est spécifiquement concentrée sur les variantes génétiques connues pour coder les protéines interagissant avec les coronavirus. S’appuyant sur les données du « 1000 Genomes Project », l’équipe internationale de chercheurs a analysé les génomes de 26 populations différentes dans le monde. Les résultats ont révélé la présence de ces marqueurs génétiques particuliers au sein de plusieurs groupes humains anciens d’Asie de l’Est, qui occupaient des territoires faisant aujourd’hui partie de la Chine, du Japon, de la Mongolie, de la Corée du Nord, du Sud et de Taïwan.

« Tout comme l’étude des cernes d’un arbre nous donne un aperçu des conditions qu’il a connues au cours de sa croissance, le génome humain moderne contient des informations sur l’évolution remontant à des dizaines de milliers d’années », explique Kirill Alexandrov, co-auteur de l’étude.

Les signaux génétiques semblent être apparus il y a environ 25 000 ans, et les chercheurs affirment que la pression évolutive sur les génomes a duré 20 000 ans, jusqu’à environ 3 000 ans avant notre ère. Selon eux, il est actuellement difficile de dire si un seul coronavirus spécifique a exercé cette pression évolutive pendant tant d’années, ou s’il s’agissait d’une série de virus différents.

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« Nous ignorons s’il s’agissait d’un phénomène périodique qui se produisait chaque hiver, comme la grippe, ou de virus légèrement différents qui passaient de l’animal à l’Homme tous les cinq à dix ans, comme cela s’est produit au cours des vingt dernières années avec le SARS, le MERS et le SARS-CoV-2 », souligne Yassine Souilmi, co-auteur de l’étude.

D’importantes implications

En plus d’offrir un aperçu fascinant des batailles que nos ancêtres ont pu mener contre des virus auxquels nous sommes toujours confrontés aujourd’hui, de tels travaux aident les chercheurs à comprendre comment nos génomes se sont adaptés aux coronavirus par le passé. Selon les auteurs de l’étude, une telle approche pourrait aider les chercheurs à comprendre quelles variantes de gènes sont susceptibles de conduire à une forme moins grave de la maladie.

« Une autre facette importante de cette recherche est la possibilité d’identifier les virus qui ont provoqué des épidémies dans un passé lointain et qui pourraient le faire à l’avenir », explique Alexandrov. « Cela nous permet, en principe, de dresser une liste de virus potentiellement dangereux, puis de développer des méthodes de diagnostic, des vaccins et des médicaments au cas où ils réapparaitraient. »

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cohen

si il y à 25 000 ans le coronas virus était déjà la
Pourquoi que ces très fameux chercheur n’ont rien dit et rien trouver pour éliminer
ce virus ?

Qui peu répondre à cela ?