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Quand on l’a découvert en Afrique du Sud, les scientifiques ont constaté que le variant Omicron était très inhabituel. Face aux mutations inconnues du virus, les scientifiques ont en effet commencé à s’inquiéter du fait que la maladie provoquée par le variant pourrait être plus grave et qu’il pourrait être plus transmissible. À ce moment, il n’y avait aucune donnée sur le sujet, mais ce n’est plus le cas.

Un variant moins virulent, mais plus contagieux

Ça y est, les premières données hospitalières sur le variant Omicron sont tombées, et les nouvelles sont plutôt bonnes. Si ce nouveau variant du SARS-CoV-2 a suscité beaucoup d’inquiétude, un rapport du South African Medical Research Council (SAMRC) a montré que le variant est moins virulent qu’on ne le craignait. Cela signifie que les symptômes provoqués par une infection au variant Omicron sont généralement bénins, et l’apparition du variant n’a ainsi pas eu d’impact important sur l’augmentation du nombre de cas graves de Covid-19 en Afrique du Sud. De plus, une étude en préimpression sur la plateforme medRxiv a conclu que, pour l’instant, rien n’indique que le variant Omicron est lié à une augmentation du taux de réinfection.

En revanche, le virus est probablement plus transmissible que les autres souches existantes, dans la mesure où le nombre d’infections en Afrique du Sud a augmenté de 255 % au cours des sept derniers jours. Pour en revenir à la gravité de la maladie liée au variant Omicron, même pour les patients dont l’infection au nouveau variant a nécessité une hospitalisation, les symptômes sont beaucoup moins importants en comparaison avec une infection à la souche originelle du virus ou au variant Delta. Il a notamment été constaté que peu de patients hospitalisés avaient besoin d’assistance respiratoire.

Selon un communiqué de la branche africaine de l’OMS, les données montrent notamment que sur plus de 1 200 hospitalisations, seuls 98 patients avaient besoin d’une oxygénation supplémentaire, et seulement deux d’entre eux étaient sous ventilation. D’ailleurs, les chercheurs ont également souligné qu’une bonne partie de ces patients n’ont même pas été admis à l’hôpital pour cause de Covid-19, mais pour d’autres raisons médicales. Ce n’est qu’après avoir réalisé des tests de routine que les médecins ont constaté qu’ils étaient également infectés par le variant Omicron.

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Un aperçu fiable de l’impact du nouveau variant, mais trop précoce pour des conclusions définitives

Outre les informations concernant la gravité de l’infection, les chercheurs ont également constaté que le profil des patients nécessitant une hospitalisation a changé avec le variant Omicron. Depuis l’apparition du Covid-19 il y a près de deux ans, et avec l’émergence des variants préoccupant, les patients qui souffraient d’une infection grave étaient généralement les personnes âgées et les individus avec des facteurs de comorbidités. Mais cette fois-ci, il a été constaté que la majorité des individus infectés – à hauteurs de 80 % – ont moins de 50 ans.

Selon les chercheurs, ce nouveau profil de malades pourrait indiquer que les vaccins contre le Covid-19 sont efficaces contre le variant Omicron. Cette théorie se base sur le fait qu’en Afrique du Sud, plus de 50 % des adultes de plus de 50 ans sont vaccinés dans le pays, contre seulement 34 % chez les moins de 50 ans. Quoi qu’il en soit, les scientifiques ont précisé que c’était juste une théorie, dans la mesure où les données sont encore très précoces. Ainsi, il est encore possible que ce profil change à mesure que le virus va se propager. De même, la précocité de ces dernières données n’offre pas encore un aperçu définitif du comportement du variant Omicron, et d’autres études seront certainement nécessaires à cet effet. Ainsi, même si les symptômes du Covid-19 semblent moins graves avec le variant Omicron, il est recommandé de rester prudent.

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