Chaque année, ce sont 4 500 familles qui subissent la mort et donc le deuil de leur enfant. Alors que les députés LREM ont refusé au début du mois de février la proposition de loi visant à allonger de 5 à 12 jours le congé de deuil alloué aux parents endeuillés, ils ont déposé le mardi 11 février une nouvelle proposition afin de mettre en place “un congé universel de trois semaines pour tous les actifs”. 

“Un plan global pour les parents endeuillés”

Le 30 janvier dernier, les députés LREM avaient refusé la proposition de loi des députés UDI-Agir visant à allonger de 5 à 12 jours le congé pour le deuil d’un enfant. Une décision menant à une forte polémique. Suite à cela, Emmanuel Macron avait exigé le 1er février au gouvernement de “faire preuve d’humanité”.

Face à la polémique et afin d’allonger davantage le congé de deuil alloué aux parents endeuillés après la mort de leur enfant, les députés LREM ont déposé le mardi 11 février, lors d’une réunion à l’Assemblée nationale, un nouveau plan proposant un “congé universel de trois semaines pour tous les actifs”, selon Mounir Mahjoubi, député de Paris, confirmant alors une information relayée par Le Figaro.

Nous proposons un plan global pour les parents endeuillés qui inclut un congé universel de trois semaines (15 jours ouvrés) pour tous les actifs : salariés du privé, fonctionnaires et indépendants. On va proposer un plan complet, qui n’est pas une proposition de loi. Un plan qui traite à la fois du sujet du congé de deuil, mais aussi du sujet très douloureux du prix des obsèques et de la manière dont on accompagne les familles vers le retour à l’emploi”, explique également Mounir Mahjoubi. Afin de construire au mieux ce plan, les députés ont souhaité rencontrer des familles ayant vécu le deuil d’un enfant. 

Ainsi, le texte concerne désormais tous les actifs, et non uniquement les salariés du privé. “Les salariés du privé, les fonctionnaires, les indépendants, les agriculteurs, les artisans, tous pourront bénéficier de ces trois semaines de répit. Elles seront financées par la solidarité nationale. C’est, je crois, ce qu’il y a de plus juste”, estime le député. 

— Sussi Hj / Shutterstock.com

Des mesures disponibles d’ici fin 2020 ?

Ce nouveau plan montre que les députés LREM vont aller plus loin. La majorité souhaite avant tout établir une adhésion la plus large possible. Guy Bricout, député auteur de la proposition de loi rejetée, y est favorable. L’opposition se dit également prête à soutenir ce plan. Des nouvelles propositions qui seront discutées dès le début du mois de mars au Sénat.  

Par ailleurs, quatre députés ont mis en place un groupe de vingt députés réunissant “tous les membres du groupe qui voulaient s’impliquer sur le sujet. Nous souhaitons désormais discuter avec les sénateurs pour que toutes ces mesures soient disponibles dès la fin de l’année et le début de l’année prochaine”, explique Mounir Mahjoubi. 

Nous souhaitons discuter de façon ouverte avec les autres groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat et avancer groupés sur ce sujet. Le pays ne doit pas se diviser sur un sujet comme celui-là. Mais, l’objectif c’est que ce droit soit ouvert aux familles le plus vite possible”, conclut Mounir Mahjoubi. 

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