
Dans le sud de la Thaïlande, le chat à tête plate, qui fait partie des félins les plus rares au monde, a été photographié et filmé à plusieurs reprises au cours des deux dernières années.
Le retour remarqué de Prionailurus planiceps
Évoluant essentiellement dans les zones marécageuses, le chat à tête plate (Prionailurus planiceps) mesure une quarantaine de centimètres de long à l’âge adulte pour un poids d’environ trois kilos. Comme son cousin le chat pêcheur (Prionailurus viverrinus), sa morphologie est parfaitement adaptée à son environnement et à son régime alimentaire.
Ce chasseur nocturne est reconnaissable à ses pattes partiellement palmées, ses grands yeux, ses petites oreilles et sa courte queue. Présentant une denture facilitant la saisie de proies glissantes, telles que les poissons, il consomme également de petits mammifères, des oiseaux et des amphibiens.
Si ses dernières observations officielles remontaient à 1995, plusieurs témoignages suggéraient qu’il était toujours présent dans les forêts humides du sud de la Thaïlande. Afin d’en avoir le cœur net, des scientifiques ont posé des pièges photographiques à différents endroits stratégiques, et la moisson a été plutôt bonne.
Elusive, endangered wild cat seen in Thailand for the first time in 30 years https://t.co/rxaIL2HkQe
— CBS News (@CBSNews) December 28, 2025
En 2024, ce sont 13 individus qui ont été identifiés, et 16 autres l’année suivante. Le cliché d’une femelle avec son petit a par ailleurs permis de confirmer que l’espèce, qui avait vu son habitat diminuer fortement au cours des dernières décennies avec le développement de la culture de l’huile de palme, continuait à se reproduire.
Un moment historique
Qualifiant ce moment d’historique, Suchart Chomklin estime que la redécouverte du chat à tête plate illustre l’efficacité des mesures de conservations déployées.
« Pendant des décennies, le chat à tête plate a été considéré comme « probablement éteint », mais après des années de protection et de gestion soutenue, avec la mise en place de partenariats scientifiques solides, nous pouvons désormais célébrer son retour en Thaïlande », s’est réjoui le ministre des ressources naturelles et de l’environnement.
À l’heure actuelle, on estime que les populations de P. planiceps ne dépassent pas 2 500 individus à l’échelle mondiale, soulignant l’importance de poursuivre ce type d’efforts afin d’assurer la pérennité de l’espèce.
Il y a quelques semaines, des clichés similaires avaient révélé que les tigres de Sumatra, en danger critique d’extinction, remontaient la pente.