Si le roman Dracula a effrayé des millions de lecteurs, le vampire ne serait pas qu’un simple monstre de fiction. Au 18e siècle, l’Europe de l’Est aurait connu de nombreuses attaques de personnes vampirisées. Ces dernières ont mené à la recrudescence des chasseurs de vampires, traqueurs engagés pour éliminer les personnes mordues. Toutefois, les méthodes qu’ils employaient pour reconnaître un vampire ont de quoi surprendre. Découvrez les dessous de la chasse aux vampires.

Les vampires n’ont pas de reflet. Ils ne peuvent pas entrer chez vous si vous ne les invitez pas. Ils ne supportent pas l’ail, l’eau bénite, les crucifix. Ces êtres surnaturels dorment dans des cryptes froides, dans des cercueils. Puis, le soir venu, ils se réveillent pour se nourrir de notre sang.

Ce sont des « croyances » que les séries, les films et même la littérature ont véhiculées. Et continuent de véhiculer encore à notre époque. Et même si aujourd’hui, nous considérons les vampires comme une figure fantastique de la culture pop, il y a de cela des siècles, la croyance du vampirisme était bel et bien réelle. En effet, des documents datant du 18e siècle et provenant d’Europe de l’Est exposent les manières utilisées pour identifier un vampire.

Les archives de Calmet

Le roman Dracula de Bram Stoker était accompagné d’une préface, qui disparaîtra dans la publication de 1897. Il y écrivait sa conviction que tout ceci était loin d’être une simple fiction. Effectivement, la croyance en l’existence d’êtres revenant d’entre les morts, de vampires, était monnaie courante.

— Cath Klauber et Auguste Vindel / Wikipédia

Antoine Augustin Calmet, moine bénédictin, a archivé et répertorié tous les témoignages d’attaques de vampires survenues en Europe de l’Est de la fin du 17e jusqu’au début du 18e siècle. Ces archives, Dissertations sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et sur les revenants et vampires de Hongrie, de Bohême, de Moravie et de Silésie, furent publiées en 1746.

Même si l’étude des créatures fantastiques et leur existence sont controversées aussi à cette époque, Calmet affirmait que les témoignages ne pouvaient être dus à la simple imagination. Et pour cause, les témoins étaient d’un fiabilité extrême, les détails bien trop pointus et cohérents.

L’une des plus célèbres histoires relatées dans les Dissertations de Calmet est celle d’Arnold Paole. Paole habitait dans un tout petit village serbe et était persuadé d’avoir été attaqué par un vampire. Alors, il fit ce qu’il était recommandé : il avala la poussière de la tombe du vampire présumé et se recouvrit de son sang. Paole n’était plus sous l’influence du vampire. Malheureusement, il mourut quelque temps après. Puis, il revint à la vie sortant de sous terre pour attaquer animaux et humains, selon le témoignage de villageois.

Des ongles, des cheveux et du sang

Dans ce cas, les chasseurs de vampires exhumaient leur cible présumée pour vérifier s’ils avaient bien à faire à un cas de vampirisme. L’histoire raconte que c’est ce qui arriva à la dépouille de Paole. En effet, lorsque les villageois ouvrirent le cercueil, son corps était étrangement intact. Ses cheveux, sa barbe et ses ongles avaient même poussé. Quant aux parois de son cercueil, elles étaient recouvertes de sang frais. Les villageois lui plantèrent alors un pieu en fer dans le cœur. Paole lâcha un cri de douleur et sa plaie se mit à saigner.

— Antoine Wiertz – L’inhumation précipitée / Wikimédia

L’inaltérabilité des corps était la preuve même du vampirisme. Calmet avait constaté que plusieurs mois, voire plusieurs années, après la mise en terre d’un corps, certains avait encore du « sang à l’état liquide, une chair intacte ainsi que des membres flexibles et pliables ».

DES EXPLICATIONS SCIENTIFIQUES MÉCONNUES À L’ÉPOQUE

Nous savons aujourd’hui que des corps peuvent être en parfait état même après des années passés sous terre. En effet, la saponification est un phénomène qui arrive dans les pays humides et froids, comme les pays d’Europe de l’Est. Le corps produit des acides gras qui le transforment en une sorte de savon, empêchent sa putréfaction et lui laissent une certaine flexibilité. De même, avec de basses températures, le sang peut rester fluide pendant trois à quatre jours.

Quant au cri émis par les « vampires », il ressemblait davantage à un son aigu survenant suite à la perforation de la cage thoracique. En traversant la gorge, le son donnait l’illusion d’être émis par une personne vivante, persuadant les villageois qu’ils venaient d’abattre un vampire. En ce qui concerne les ongles, les cheveux et la barbe, il faut savoir que la peau d’un cadavre se déshydrate, sèche. Et ce phénomène post mortem peut donner l’impression que les ongles et les cheveux ont continué de pousser.

Tous ces éléments réunis à une époque où la science et la médecine n’étaient pas encore très développées, ont permis à la naissance d’une légende. Légende qui continue à faire parler d’elle dans la culture d’aujourd’hui.

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Dalmocharrueau Auteurs de commentaires récents
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charrueau
Invité
charrueau

est ce que il y a eu une attaque en ce moment ou pas ?!

Dalmo
Invité
Dalmo

Je ne sais ma si c’est vrai j’aimerais que cela s’arrête