Les audacieuses expériences culinaires de Darwin qui goûtait les animaux exotiques qu’il découvrait

Les audacieuses expériences culinaires de Darwin qui goûtait les animaux exotiques qu’il découvrait

Célèbre naturaliste et paléontologue anglais du 19e siècle connu pour sa théorie de l’évolution, Charles Darwin avait l’habitude de goûter les espèces animales exotiques qu’il découvrait.

UN VÉRITABLE AVENTURIER

Les travaux de Charles Darwin sur l’évolution des espèces vivantes constituent aujourd’hui la base de la théorie moderne de l’évolution. Le Britannique a aussi parcouru le monde afin de découvrir de nouvelles espèces animales, mais il ne se contentait pas de les répertorier.

Charles Darwin (1809-1882)

Tout au long de sa vie, ce grand voyageur a eu l’occasion de goûter la chair de dizaines d’animaux différents, y compris celle du puma, du faucon ou de l’iguane.

Lorsqu’il étudiait à l’Université de Cambridge, le britannique faisait partie du Glutton Club, un groupe au nom évocateur dont les membres se réunissaient chaque semaine afin de « déguster des oiseaux et des bêtes sauvages auparavant inconnus du palais humain. ».

Au cours de leurs réunions, les membres étaient amenés à goûter toutes sortes d’animaux. Il s’agissait principalement d’oiseaux, comme le faucon, le héron ou encore le hibou brun. Ce dernier a d’ailleurs précipité la chute du club à cause de sa chair immonde, que Darwin et ses collègues qualifièrent poliment « d’indescriptible ».

La chair du hibou brun n’est pas vraiment du goût des membres du Glutton Club

Bien que cet incident ait marqué la fin du Glutton Club, cela n’a pas empêché Charles Darwin d’enchaîner les découvertes culinaires pour le moins exotiques.

En 1831, le naturaliste anglais embarque à bord d’un navire de la Royal Navy, le HMS Beagle, pour un voyage autour du monde qui va durer 5 ans. Darwin ne se contente pas de répertorier et de classer les espèces qu’il découvre, puisqu’il lui arrive d’en « goûter » certaines au nom de la science.

Durant son long voyage, Darwin déguste de la viande de puma, qu’il décrit comme « très proche de celle du veau », de tatou, qui s’avère « très semblable à celle du poulet », mais aussi d’iguane et de tortue géante des Galápagos. Il va même jusqu’à prélever et goûter un échantillon d’urine de ladite tortue qu’il qualifie de « limpide » et de « légèrement amère ».

CHARLES DARWIN TROUVE L’URINE DE LA TORTUE DES GALÀPAGOS « LÉGÈREMENT AMÈRE »

En Argentine, il se régale sans le savoir de la chair d’un nandou, sorte de petite autruche vivant sur le continent sud-américain. Darwin tentait désespérément d’en attraper un spécimen depuis de longs mois, et son équipe a cru bon de lui faire une petite surprise en cuisinant l’animal qu’elle a réussi à abattre.

Lorsque Darwin apprend la nouvelle, il panique et ordonne à tout le monde d’arrêter de manger. Il rassemble les os, plumes, peau et gésiers restants du nandou et les envoie immédiatement en Angleterre afin qu’ils puissent y être plus tard étudiés.

Selon les archives personnelles du naturaliste, sa chair exotique favorite restait celle de l’agouti, un rongeur pouvant peser jusqu’à 10 kilos, qu’il décrivait comme la meilleure viande qu’il n’ait jamais goûtée.

L’agouti reste la viande exotique favorite du naturaliste britannique

Si les penchants culinaires de Charles Darwin peuvent sembler particulièrement étranges aujourd’hui, de nombreux documents historiques attestent qu’il était loin d’être le seul naturaliste à se livrer à ce type d’expériences. Il était en effet courant à cette époque de mettre à contribution ses cinq sens « au nom de la science ».

La plupart des rues au Japon n’ont pas de nom ni de numéro

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