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Et si le dioxyde de carbone devenait la clé de l’énergie propre ? Le pari audacieux de Google et Energy Dome

L’essor de l’intelligence artificielle impose des besoins énergétiques colossaux. Pour y répondre, Google s’associe à Energy Dome afin de déployer une batterie au CO2 innovante. Ce système de stockage de longue durée garantit une électricité décarbonée et stable pour les serveurs du géant américain.

Une gigantesque batterie au CO₂ en forme de dôme gonflable blanc, entourée d’infrastructures industrielles, de tuyaux et de réservoirs, au cœur d’un paysage ensoleillé avec éoliennes et mer en arrière-plan.
Une installation futuriste de stockage d’énergie au dioxyde de carbone, située en Sardaigne, montre le dôme gonflable central entouré de structures industrielles. Ce site alimente les futurs centres de données de Google avec une énergie stable et décarbonée. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Pourquoi l’intelligence artificielle générative nécessite une puissance électrique stable et décarbonée

Le développement massif des modèles de langage consomme une quantité d’énergie phénoménale. Les infrastructures mondiales subissent une pression sans précédent. Google cherche donc des solutions pour assurer un approvisionnement électrique constant. La firme souhaite ainsi pallier l’intermittence des énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien.

Jusqu’à présent, la Silicon Valley explorait des pistes variées comme le nucléaire modulaire. Cependant, le géant du Web privilégie désormais le stockage de longue durée. Ce choix stratégique repose sur un partenariat signé en juillet 2025. Cette collaboration avec Energy Dome vise à sécuriser l’avenir des centres de données.

Une batterie au CO2 géante de cinq hectares en Sardaigne pour alimenter les futurs centres de données

La solution retenue utilise une installation physique impressionnante située en Sardaigne. Ce prototype occupe une surface de cinq hectares au sol. Il ressemble à une immense baudruche gonflable. Pourtant, ses capacités techniques s’avèrent bien réelles. Le dispositif utilise environ 2 000 tonnes de dioxyde de carbone industriel.

Contrairement aux batteries classiques, ce système n’utilise aucun métal rare. Il repose sur les propriétés thermodynamiques du gaz. Selon les spécifications du constructeur, la centrale produit jusqu’à 200 MWh d’électricité. Cette puissance permet de restituer de l’énergie pendant dix heures consécutives sur le réseau électrique.

De plus, cette technologie italienne a déjà franchi l’étape du simple concept. Une unité commerciale de 20 MW est en cours de lancement. Google prévoit d’intégrer ces dômes à ses infrastructures existantes. Ainsi, l’entreprise transforme un déchet gazeux en un véritable pilier de la transition énergétique.

De la phase de charge à la turbine : le processus ingénieux qui transforme le CO2 liquide en électricité

Le fonctionnement repose sur un cycle fermé ingénieux. Durant la phase de charge, le CO2 gazeux subit une compression élevée. Le gaz refroidit ensuite à température ambiante. Il se transforme alors en liquide grâce à un condensateur performant. Ce liquide est conservé dans des réservoirs sous pression.

Lorsque le besoin d’électricité survient, le processus s’inverse totalement. Le liquide se vaporise et chauffe pour créer une expansion. Cette force actionne une turbine reliée à un générateur. Le gaz retourne ensuite dans le dôme. Ce cycle ne rejette aucune émission dans l’atmosphère terrestre.

Sécurité et climat : comment les dômes de CO2 de Google résistent à des vents violents de 160 km/h

Cette batterie offre une flexibilité géographique majeure pour les infrastructures technologiques. Elle ne nécessite aucun relief montagneux spécifique. On peut donc l’installer sur n’importe quel terrain plat. Cette caractéristique facilite le déploiement à proximité des centres de données. Google optimise ainsi son réseau électrique mondial.

Par ailleurs, la sécurité de l’installation fait l’objet d’une attention particulière. L’enveloppe du dôme résiste à des vents de 160 km/h. En cas de tempête, le système liquéfie le gaz préventivement. Cette procédure permet de sécuriser le CO2 dans des réservoirs rigides et robustes.

Enfin, cette innovation place Google dans une compétition technologique mondiale. En Chine, d’autres acteurs développent des solutions similaires au CO2 supercritique. Néanmoins, l’approche d’Energy Dome reste unique par sa simplicité. Ce projet soutient l’objectif de neutralité carbone totale fixé par la firme pour l’horizon 2030.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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