Aller au contenu principal

Artemis II frôle enfin le décollage, mais six dates seulement séparent encore la Nasa d’un nouveau fiasco lunaire

Après de nouveaux retards et plusieurs réparations, Artemis II entre dans sa dernière ligne droite. La Nasa maintient un décollage possible dès le 1er avril 2026, avec un équipage déjà placé en quarantaine et une fenêtre de tir très serrée.

La fusée SLS de la mission Artemis II sur le pas de tir 39B au crépuscule, sous un ciel chargé, juste avant une possible tentative de décollage.
La fusée Artemis II se dresse sur le pas de tir 39B dans une atmosphère lourde et incertaine. Une image qui illustre la tension extrême autour d’un lancement encore suspendu à quelques créneaux seulement. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Ce feu vert change tout : la fusée peut quitter le hangar et rejoindre le pas de tir dans les prochaines heures

La Nasa a validé la préparation du SLS après une revue de vol de deux jours. Ce feu vert compte beaucoup. Il confirme l’effet des réparations sur la fusée et Orion. Ensuite, il permet de viser le pas de tir 39B sans nouveau détour.

Le retour au bâtiment d’assemblage, fin février, avait nourri le doute. Pourtant, les équipes ont corrigé un souci de flux d’hélium et traité les fuites d’hydrogène repérées plus tôt. Résultat, la fenêtre d’avril redevient crédible, même si le calendrier reste extrêmement serré.

Le 1er avril reste la cible, mais six créneaux seulement séparent la mission d’un nouveau report au printemps

La première tentative reste programmée le 1er avril à 18 h 24, heure de Floride. En France, cela correspond à 00 h 24 le 2 avril. Ce décalage compte, car l’horaire parisien peut vite brouiller la lecture des annonces.

La marge de manœuvre reste mince. La Nasa dispose de six jours consécutifs au début d’avril, puis d’un autre créneau le 30 avril. Si la météo bloque encore, un nouveau décalage repoussera la mission de plusieurs semaines, avec tout ce que cela implique.

Pourquoi la Nasa saute une répétition complète et accepte un risque mesuré avant ce vol habité autour de la Lune

Cette fois, la Nasa ne prévoit pas de nouvelle répétition générale avec remplissage complet. Ce choix peut surprendre. Il s’appuie sur le dernier test, jugé assez solide malgré un incident d’hélium. En clair, le compte à rebours réel servira de validation finale.

Le pari reste calculé, pas improvisé. Les ingénieurs ont refait des vérifications ciblées après le retour au hangar. Toutefois, un vol habité vers la Lune n’offre jamais de routine. Le risque mesuré existe donc encore, et la Nasa le dit sans détour.

C’est aussi ce qui rend Artemis II si scrutée. Le SLS n’a volé qu’une seule fois, sans équipage, en 2022. Depuis, le rythme est resté lent. Cette longue pause complique la lecture du risque et renforce l’attention autour du décollage.

Quarantaine, équipage, trajet de dix jours : ce que ce compte à rebours va vraiment tester avant les futures missions

Les quatre astronautes sont désormais entrés en quarantaine. Cette étape paraît austère, mais elle protège la mission contre un contretemps sanitaire absurde. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen approchent donc du départ sous surveillance médicale continue.

Le vol durera environ dix jours et contournera la Lune sans alunissage. Ce profil peut sembler frustrant. Pourtant, il doit éprouver Orion en conditions réelles, valider les systèmes de bord et préparer les missions habitées suivantes.

Au fond, Artemis II jouera le rôle d’un vol charnière. Si tout se passe bien, la mission redonnera du rythme à un programme souvent repoussé. Elle testera aussi la discipline opérationnelle d’équipes qui n’ont plus droit à beaucoup d’erreurs.

Par Eric Rafidiarimanana, le

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *