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Des empreintes révèlent l’identité inattendue des créateurs de l’« armée de terre cuite » chinoise

Elle compte plus de 8 000 statues

— © Rasmus Gundorff Sæderup / Unsplash

Créée pour accompagner le premier empereur de Chine dans l’au-delà, l’armée de terre cuite continue de livrer ses secrets. La récente découverte d’empreintes digitales a permis d’en apprendre davantage sur les personnes l’ayant façonnée il y a plus de 2 000 ans.

Des découvertes inattendues

Ayant régné de 221 à 210 avant notre ère, Qin Shi Huang a notamment marqué l’histoire en unifiant la Chine, en centralisant le pouvoir impérial et en imposant des normes communes pour l’écriture, la monnaie et les unités de mesure. Découvert dans les années 1970 à la périphérie de la ville de Xi’an, dans le nord-ouest de la Chine, son complexe funéraire fait partie des sites archéologiques les plus spectaculaires de la planète.

Au cours des dernières décennies, ce sont plus de 8 000 statues en terre cuite aux traits uniques, représentant des soldats, des chevaux, de hauts fonctionnaires ou encore des acrobates, qui y ont été mises au jour.

Alors que l’on supposait qu’il s’agissait essentiellement de l’œuvre d’hommes adultes, l’analyse de 79 empreintes digitales trouvées sur ces sculptures grandeur nature a révélé que 33 % d’entre elles avaient été laissées par des femmes et 22 % par des enfants ou des adolescents de moins de 15 ans.

Selon les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans le Journal of Cultural Heritage, de telles découvertes appuient l’hypothèse que la dynastie Qin disposait de grands ateliers employant des familles entières, avec de jeunes individus apprenant au contact des artisans les plus aguerris.

Armee Terre Cuite
— © Will Clayton / Flickr

Travaux forcés

Il convient de garder à l’esprit que leurs journées de travail ne s’apparentaient probablement pas à des « cours d’arts plastiques » géants. Comme de nombreux monuments antiques, la grande armée de terre cuite chinoise a été le fruit du labeur de gens ordinaires et étroitement supervisés.

Les textes juridiques de la dynastie Qin évoquent notamment le recours à une main d’oeuvre très jeune et l’affectation de femmes condamnées à de vastes projets architecturaux, dont aurait pu faire partie la construction du mausolée de Qin Shi Huang, sur la base des nombreuses entraves en fer découvertes à proximité du complexe funéraire.

En 2025, des archéologues avaient mis au jour un cercueil monumental sous l’armée de terre cuite.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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