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En Angleterre, une fosse de l’ère viking révèle des restes démembrés et le crâne d’un « géant »

Un probable cas de gigantisme hypophysaire

Squelettes Nazi
— Bork / Shutterstock.com

Des fouilles dans l’est de l’Angleterre ont conduit à des découvertes archéologiques inattendues, incluant notamment les restes d’un « géant » ayant subi une chirurgie crânienne.

Une combinaison inhabituelle de restes

Mise au jour près des vestiges d’un fort millénaire, à quelques kilomètres au sud de la ville de Cambridge, la fosse commune de 4 mètres sur 1 renfermait quatre squelettes complets, ainsi qu’un ensemble de crânes et d’os de jambes. Selon l’archéologue Oscar Aldred, cette combinaison inhabituelle de restes, et la mise en évidence de signes clairs de ligotage, suggèrent des morts intervenues dans un contexte pour le moins agité.

Les datations au radiocarbone les situent autour du IXe siècle de notre ère. À cette époque, la région constituait une zone fortement disputée, théâtre d’affrontements répétés entre Saxons et Vikings.

L’absence de lésions osseuses habituellement associées aux combats médiévaux laisse toutefois penser que les individus, tous de jeunes hommes, ont été exécutés ou massacrés. « Les parties du corps désarticulées auraient pu être initialement exposées comme des trophées », estime Aldred. « Il est probable qu’elles étaient déjà en état de décomposition avancée, se désagrégeant littéralement lorsqu’elles ont été jetées dans la fosse. »

Géant médiéval

Attribué à un individu âgé d’une vingtaine d’années au moment de sa mort, l’un des squelettes a particulièrement retenu l’attention de l’équipe. Lors de l’examen de son crâne, les archéologues ont décelé une ouverture ovale d’environ 3 centimètres de diamètre, interprétée comme une probable trépanation, qui pourrait être liée à sa stature imposante (1,95 mètre contre 1,68 en moyenne pour les hommes de l’époque).

À ce stade, ceux-ci suspectent un cas de gigantisme hypophysaire, caractérisé par une surproduction hormonale durant l’adolescence, se traduisant par une croissance excessive. « Cette affection exerce de fortes contraintes sur le squelette et le système circulatoire », souligne Trish Biers, ostéologiste à l’université de Cambridge. « Le trou aurait probablement été pratiqué afin de soulager une forte pression intracrânienne. »

De futures analyses ADN et isotopiques permettront d’en apprendre davantage au sujet des défunts, et notamment de déterminer s’il s’agissait ou non de Vikings.

Précédemment, des archéologues avaient mis au jour en Espagne le crâne d’un chevalier espagnol souffrant d’une rare maladie génétique.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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