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Reconfinement : Le patronat craint un écroulement de l’économie

« Les entreprises sont déjà endettées. Nous risquons d'aller vers quelque chose de très très dur »

― Ekaterina Pokrovsky / Shutterstock.com

La France est reconfinée pour une durée minimum de 5 semaines. En effet, le nombre de nouveaux cas d’infection au coronavirus ne cesse d’augmenter depuis la fin du premier confinement. Le patronat craint un « écroulement de l’économie » française avec l’arrivée de ce reconfinement.

L’économie française supportera-t-elle ce reconfinement ?

À l’heure où nous parlons, l’on recense plus de 1 050 000 malades, plus de 112 000 guérisons et plus de 35 500 décès en France. Dans les hôpitaux, la moitié des lits de réanimation sont occupés par des patients du Covid-19. Compte tenu de la situation, Emmanuel Macron a annoncé le jeudi 28 octobre un reconfinement pour une durée minimum de 5 semaines.

Interrogé par la radio RMC, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a déclaré : « Ce n’est pas -10 % de récession qu’on risque, c’est un écroulement de l’économie. Pourquoi ? Parce que quand on a confiné en mars, on avait une économie qui était en très bonne santé, on était en pleine croissance, les entreprises étaient plutôt en bonne santé financière, elles se portaient bien, et donc elles ont résisté au choc, (…) aujourd’hui, elles sont très endettées et on risque d’aller vers quelque chose de très très dur », a-t-il déclaré.

Il faut trouver un équilibre entre économie et santé

Après l’instauration du couvre-feu, la France doit maintenant faire face au reconfinement. Cette fois-ci, le reconfinement sera moins strict que celui de mars. Mais pour Geoffroy Roux de Bézieux, les ménages ont déjà conscience que la situation va se dégrader : « Fermer les petits commerces pourrait même être contreproductif sur le plan sanitaire car dans des petits magasins, c’est plus facile de surveiller le respect des gestes barrière, ce qui est quasiment impossible dans les grandes surfaces. »

Il demande notamment au gouvernement de ne pas prendre les décisions seul. Les décisions à prendre concerneraient non seulement les scientifiques puisqu’il s’agit tout d’abord d’un problème médical, mais également le patronat et les syndicats. Il explique que les restaurateurs ne sont pas les seuls qui souffrent de la situation, mais l’ensemble de l’économie et les nouvelles aides annoncées par l’État ne suffiront pas. De plus, les employés craignent une vague de licenciements. « Il y a plusieurs mois très difficiles à passer, mais il faut tenir, en trouvant un équilibre entre économie et santé », a-t-il conclu.

Par Kanto Andriamanjatoson, le

Source: Les Echos

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