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1 400 ans d’histoire : le plus grand cimetière du monde abrite plus de 5 millions de tombes

La « Vallée de la Paix »

— © Sgt. Johnnie French / US Department of Defense

Le cimetière irakien de Wādī al-Salām est largement considéré comme le plus grand au monde. Utilisé depuis plus d’un millénaire, il constitue l’ultime lieu de repos de millions de personnes.

Le Wādī al-Salām

Situé à la périphérie de la ville sainte de Nadjaf, ce site funéraire inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO entoure le mausolée d’Ali, premier imam chiite et cousin du prophète Mahomet. Aujourd’hui, le Wādī al-Salām couvre près de 9,6 kilomètres carrés, soit environ trois fois la superficie de Central Park.

Au cours des 1 400 dernières années, ce sont entre 5 et 6 millions de personnes qui y ont été inhumées. Parmi les figures historiques qui y reposent figurent notamment Houd et Sâlih, deux prophètes préislamiques vénérés, Fayçal Ier, premier roi de l’Irak moderne, ou encore Muhammad Baqir al-Sadr, érudit et militant politique irakien exécuté par Saddam Hussein en 1980.

Si son nom signifie littéralement « Vallée de la Paix », il comprend une section entière dédiée aux victimes du conflit Iran-Irak dans les années 1980, ainsi qu’une autre au soulèvement chiite de 1991 contre Saddam Hussein.

Au plus fort de la guerre en Irak, on estime que jusqu’à 250 personnes étaient enterrées chaque jour au Wādī al-Salām. Lors de l’insurrection qui a suivi la prise de contrôle d’une partie du pays par l’État islamique en 2014, environ 200 inhumations y étaient réalisées quotidiennement.

— © Abdolrahman Rafati / Wikimedia Commons

Un lieu hanté ?

Selon les personnes fréquentant régulièrement ses allées, ce site funéraire tentaculaire serait hanté par des djinns et d’autres esprits malveillants.

« Un jour, une ombre s’est glissée derrière moi et m’a violemment frappé à la tête », avait déclaré l’ancien fossoyeur Haider al-Hatemi à Al Jazeera en 2019. « Depuis, je ne marche plus droit et j’ai l’impression qu’elle me poursuit encore. »

Également fossoyeur au Wādī al-Salām, Abo Sebi avait rapporté avoir été violemment giflé par la main d’une défunte lors de sa mise en terre. « J’en suis resté pétrifié », se souvenait-il.

Pour aller plus loin, découvrez les « tours du silence », ces structures funéraires où les dépouilles des défunts sont offertes en pâture aux vautours.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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