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Égypte : la tombe d’un « gardien des secrets » du roi découverte à Saqqarah

Elle abritait une fausse porte vers l’au-delà

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Image d’illustration — boscorelli / Shutterstock.com

Lors de récentes fouilles dans la nécropole de Saqqarah, à une quarantaine de kilomètres du Caire, des archéologues ont mis au jour la tombe d’un membre éminent de la cour royale égyptienne il y a plus de quatre millénaires.

La sépulture de Sekhentyu-Ptah

Remontant à l’Ancien Empire, il y a entre 4 700 et 4 200 ans, cette sépulture opulente était celle d’un haut fonctionnaire nommé Sekhentyu-Ptah. L’analyse des inscriptions hiéroglyphiques a révélé un « CV » plutôt impressionnant : chambellan, gardien des secrets royaux et superviseur des scribes.

Les fouilles ont également livré des poteries, une figure de faucon en bois et plus d’une centaine de chaouabtis, de petites figurines censées servir les défunts dans l’au-delà.

Si le communiqué évoque également trois sarcophages en pierre encore scellés, indiquant une réutilisation de la structure funéraire, la véritable curiosité se résume à une « fausse porte », placée derrière une table d’offrandes et un bassin de purification.

Contrairement à ce que cette dénomination suggère, elle n’était pas destinée à tromper les pillards. Il s’agissait d’un objet symbolique, décrit comme une passerelle spirituelle censée permettre à l’âme du défunt de naviguer librement entre le monde des vivants et celui des morts. Ses caractéristiques situent la construction de la sépulture à la fin de la Ve dynastie ou au début de la VIe, il y a environ 4 350 ans.

Un site archéologique majeur

Fouillée depuis le milieu du XIXe siècle, la nécropole de Saqqarah abrite notamment la pyramide à degrés de Djéser, considérée comme la plus ancienne du pays. Bien moins fréquentée que le plateau de Gizeh, elle revêt une importance capitale pour les historiens et archéologues.

« Alors que Gizeh est étroitement lié à la IVe dynastie, Saqqarah compte en plus de pyramides des temples, des tombeaux, une nécropole souterraine pour animaux et un monastère, couvrant la quasi-totalité de l’histoire de l’Égypte antique », rappelle l’archéologue Magdy Shaker.

La sépulture de Sekhentyu-Ptah a été mise au jour dans le secteur du Bubasteion de Saqqarah. Connue pour abriter de nombreuses sépultures de chats datant de la période tardive égyptienne, entre 664 et 332 avant notre ère, cette partie de la nécropole était étroitement associée à Bastet, déesse féline protectrice du foyer, de la maternité et de la fertilité.

Il y a quelques années, le site avait livré le sarcophage d’un gardien de temple ayant exercé sous Ramsès II.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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