Au centre de la Voie lactée, Sagittarius A* domine le scénario actuel : un objet compact associé à un trou noir supermassif. Mais certains modèles ajoutent une autre possibilité autour de lui : une vaste structure invisible, faite de matière noire floue. Elle ne brillerait pas, mais pourrait influencer la forme et le mouvement de la galaxie.

Une structure invisible, massive et diffuse
L’idée repose sur une hypothèse : la matière noire pourrait être composée de particules extrêmement légères. À l’échelle d’une galaxie, elles se comporteraient un peu comme des ondes. Au lieu de s’accumuler en un point très dense, elles formeraient un noyau large, stable et presque impossible à voir.
C’est ce que certains chercheurs appellent une « étoile noire ». Le nom peut prêter à confusion : ce ne serait pas une étoile comme le Soleil. Elle ne brûlerait pas de gaz et n’émettrait pas de lumière. Elle serait plutôt un amas sombre, étendu sur des milliers d’années-lumière.
Une piste intrigante, mais pas une preuve
Cette hypothèse intéresse les astrophysiciens parce qu’elle pourrait expliquer pourquoi certains centres galactiques semblent massifs sans devenir trop denses. La matière noire floue garderait une sorte d’étalement minimal, comme une foule qui ne peut pas se serrer indéfiniment.
Dans la Voie lactée, l’idée reste très prudente. Sagittarius A* demeure l’explication dominante du coeur galactique. Une étoile noire, si elle existe, ne le remplacerait pas forcément : elle pourrait former un environnement diffus autour de lui.
Pour avancer, les astronomes doivent chercher des signes indirects : orbites d’étoiles, mouvements du gaz, effets gravitationnels subtils. Pour l’instant, cette étoile noire reste un modèle possible, pas un objet observé, au centre d’une galaxie large d’environ 100 000 années-lumière.
Par Eric Rafidiarimanana, le
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